L’asthme est une maladie caractérisée par des crises de dyspnée résultant de la contraction des muscles des bronches et d’une inflammation chronique, provoquant une obstruction spasmodique des petites bronches.

Introduction

L’asthme est une condition respiratoire courante caractérisée par une prolongation de l’expiration, avec une interférence plus prononcée que lors de l’inspiration, en raison de l’affaiblissement relatif de cette dernière. Cette affection, qui se manifeste par des difficultés respiratoires, peut toucher des individus de tous âges, bien que la plupart la développent dans leur enfance. Les crises d’asthme varient en gravité d’une personne à l’autre et même d’un épisode à l’autre, mais heureusement, moins de 1 asthmatique sur 20 nécessite des soins spécialisés. Le nombre de Québécois souffrant d’asthme serait d’environ 900 000 personnes, dont 300 000 enfants (association pulmonaire du Québec).

Dans le domaine de l’ostéopathie, une approche thérapeutique complémentaire, des chercheurs et praticiens ont exploré les liens entre l’ostéopathie et l’asthme. En 1912, Louisa Burns, DO, partageait ses expériences sur le diagnostic et le traitement de l’asthme au Pacific College of Osteopathy. Elle avait examiné 21 cas d’asthme, mettant en évidence l’importance d’éviter les gaz et poussières irritants, et démontrant l’efficacité de la manipulation ostéopathique pour atténuer les symptômes chroniques.

Burns a contribué à jeter les bases de la recherche ostéopathique dans le domaine de la maladie pulmonaire. Dans une étude menée par Wilson en 1925, bien que mal contrôlée, des résultats ont montré un soulagement temporaire chez 15 patients et une réduction de 50% des crises d’asthme chez 10 patients sur une période prolongée, faisant de cette étude l’une des premières à explorer la relation entre l’ostéopathie et l’asthme.

Les années suivantes ont vu une évolution des approches ostéopathiques dans le traitement de l’asthme. En 1959, Kline a fourni une description concise de l’ostéopathie dans le traitement de cette maladie. Il a identifié des dysfonctionnements somatiques dans les vertèbres dorsales et les côtes, mettant l’accent sur l’amélioration de la mobilité cervicale et thoracique, ainsi que sur l’utilisation de la pompe thoracique.

Malgré la prévalence élevée de l’asthme, les approches non médicamenteuses font souvent défaut de consensus clair. Cependant, les thérapies holistiques, telles que l’ostéopathie, gagnent en reconnaissance en raison des preuves montrant les avantages de la manipulation ostéopathique dans le traitement de l’asthme. Les praticiens ostéopathes se concentrent souvent sur l’évaluation des dysfonctionnements musculo-squelettiques, en particulier au niveau de la colonne vertébrale et des côtes, pour améliorer la mobilité thoracique et favoriser une fonction respiratoire optimale.

En conclusion, l’asthme, une condition respiratoire fréquente, peut bénéficier d’une approche holistique comme l’ostéopathie. Des pionniers tels que Louisa Burns ont ouvert la voie à la compréhension de l’efficacité de la manipulation ostéopathique dans le soulagement des symptômes de l’asthme. Bien que davantage de recherches soient nécessaires pour consolider ces preuves, l’ostéopathie offre une perspective intéressante en tant qu’approche complémentaire dans la gestion de l’asthme.

Causes de l’Asthme bronchiale

Examinons les causes de l’asthme bronchiale, une maladie respiratoire complexe dont l’étiologie peut être influencée par divers facteurs. L’asthme est généralement considéré comme une maladie multifactorielle, impliquant à la fois des prédispositions génétiques et des déclencheurs environnementaux.

Les facteurs génétiques jouent un rôle significatif dans la susceptibilité à l’asthme. Si des antécédents familiaux d’asthme, d’allergies ou d’autres maladies respiratoires sont présents, cela peut accroître le risque de développer cette condition. Des variations génétiques peuvent affecter la réponse immunitaire et la réactivité des voies respiratoires, contribuant ainsi à la prédisposition génétique à l’asthme.

Les allergies constituent également un facteur majeur dans le déclenchement de l’asthme. Les personnes sensibles aux allergènes tels que le pollen, les acariens, les moisissures, les poils d’animaux et les insectes peuvent développer une inflammation des voies respiratoires en réponse à ces substances. Cette réaction allergique peut entraîner une constriction des bronches, provoquant ainsi des symptômes asthmatiques.

Les infections virales et respiratoires, en particulier chez les enfants, peuvent être des déclencheurs majeurs du développement de l’asthme. Les infections des voies respiratoires peuvent endommager les tissus pulmonaires et déclencher une réponse inflammatoire persistante, contribuant ainsi au développement de l’asthme chez certains individus.

L’exposition à des irritants environnementaux constitue un autre facteur de risque. La fumée de tabac, la pollution atmosphérique, les émanations industrielles et les produits chimiques peuvent aggraver les symptômes de l’asthme et contribuer à son déclenchement. Éviter ces irritants autant que possible peut jouer un rôle crucial dans la prévention de l’asthme.

Enfin, des facteurs tels que le tabagisme actif ou passif pendant la grossesse peuvent augmenter le risque de développement de l’asthme chez l’enfant. De plus, des conditions environnementales défavorables pendant la petite enfance, telles que l’exposition précoce à des allergènes ou une qualité de l’air médiocre, peuvent influencer le développement de cette maladie respiratoire.

Liste des causes
  1. Facteurs Génétiques : Les antécédents familiaux d’asthme augmentent le risque de développer la maladie. Certains gènes sont associés à une prédisposition à l’asthme, bien que la génétique ne soit qu’un aspect du tableau.
  2. Facteurs Environnementaux :
    • Exposition aux Allergènes : Les allergènes tels que les acariens, les moisissures, les poils d’animaux, le pollen et les moisissures peuvent déclencher des réactions allergiques chez les personnes asthmatiques.
    • Exposition à la Fumée de Tabac : Le tabagisme actif ou passif est un facteur de risque majeur. La fumée de tabac irrite les voies respiratoires et aggrave l’inflammation.
    • Exposition aux Polluants Atmosphériques : Les niveaux élevés de pollution de l’air, en particulier les particules fines, peuvent aggraver les symptômes de l’asthme.
  3. Infections Respiratoires : Les infections virales, en particulier chez les jeunes enfants, peuvent déclencher des épisodes d’asthme et contribuer au développement de la maladie.
  4. Facteurs Professionnels : Certains environnements de travail exposent les individus à des substances irritantes ou allergènes, ce qui peut augmenter le risque d’asthme professionnel.
  5. Tabagisme Maternel et Exposition In Utero : Le tabagisme pendant la grossesse et l’exposition du fœtus à la fumée de tabac augmentent le risque d’asthme chez l’enfant.
  6. Facteurs Psychologiques : Le stress émotionnel et les émotions fortes peuvent déclencher des épisodes d’asthme chez certaines personnes.
  7. Obésité : L’obésité est associée à un risque accru d’asthme, bien que les mécanismes exacts de cette association ne soient pas complètement compris.
  8. Antécédents d’Infections Respiratoires Sévères dans l’Enfance : Les enfants qui ont eu des infections respiratoires sévères, comme la bronchiolite, peuvent avoir un risque accru de développer de l’asthme.
  9. Moisissures : Les spores de moisissures présentes dans l’air, en particulier dans des environnements humides ou mal ventilés, peuvent déclencher des symptômes d’asthme chez certaines personnes sensibles.
  10. Émissions Industrielles : L’exposition aux émissions industrielles, comme les gaz d’échappement des usines, peut aggraver les symptômes d’asthme, en particulier chez les personnes vivant à proximité de zones industrielles.
  11. Changements Climatiques : Les changements climatiques peuvent influencer la qualité de l’air et accroître la fréquence des événements météorologiques extrêmes, ce qui peut avoir un impact sur la santé respiratoire.
  12. Pollution Intérieure : Les polluants intérieurs tels que les produits chimiques ménagers, les désodorisants, les moisissures et les acariens peuvent aggraver les symptômes d’asthme, en particulier dans des espaces mal ventilés.
  13. Exposition Professionnelle : Certains travailleurs peuvent être exposés à des substances irritantes ou allergènes sur leur lieu de travail, ce qui peut contribuer au développement ou à l’aggravation de l’asthme professionnel.
  14. Exposition aux Pesticides : Les résidus de pesticides présents dans l’alimentation, l’eau potable ou l’environnement peuvent être des déclencheurs d’asthme chez certaines personnes.
  15. Changement d’Environnement : Un déménagement vers un nouvel environnement, en particulier s’il y a une exposition accrue à des allergènes ou à des polluants, peut influencer les symptômes d’asthme.
  16. Exposition aux Produits Chimiques : Certains produits chimiques présents dans l’air, tels que ceux émis par la peinture fraîche, les solvants ou les produits de nettoyage, peuvent déclencher des réactions chez les personnes asthmatiques.
  17. Altitude : Les changements d’altitude peuvent influencer la pression atmosphérique et la concentration d’oxygène, ce qui peut affecter la respiration, en particulier chez les personnes prédisposées à l’asthme.
  18. Exposition aux Particules Fines : Les particules fines présentes dans l’air, souvent émises par la combustion de combustibles fossiles, peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires et aggraver les symptômes d’asthme.

Il est important de noter que ces facteurs de risque peuvent interagir de manière complexe, et que plusieurs d’entre eux peuvent être présents chez une personne donnée. Le diagnostic et la gestion de l’asthme nécessitent une approche individualisée basée sur les symptômes spécifiques et les déclencheurs de chaque patient.

Symptômes de l’Asthme bronchiale

Les symptômes varient d’une personne à l’autre, mais les manifestations courantes incluent des crises de toux sèche, des difficultés respiratoires, une oppression thoracique et parfois des sifflements respiratoires.

L’un des signes les plus fréquents de l’asthme bronchiale est la toux, en particulier la nuit ou tôt le matin. Cette toux peut être sèche et persistante, parfois déclenchée par des allergènes tels que la poussière, les poils d’animaux ou les polluants atmosphériques. Les patients asthmatiques peuvent également ressentir une sensation d’oppression thoracique, comme si quelqu’un comprimait leur poitrine, ce qui peut contribuer à l’anxiété liée à la difficulté respiratoire.

La dyspnée, ou difficulté à respirer, est un autre symptôme caractéristique de l’asthme bronchiale. Les personnes atteintes peuvent ressentir une gêne respiratoire lors d’activités physiques ou même au repos. Cela peut être lié à la constriction des bronches, limitant le flux d’air et provoquant une sensation d’essoufflement. Les sifflements respiratoires, également appelés stridor, surviennent lorsque l’air passe à travers des voies respiratoires rétrécies, créant un son aigu. Ces sifflements peuvent être audibles pendant l’inspiration et l’expiration, et leur intensité peut varier en fonction du degré de constriction des voies respiratoires.

Les déclencheurs de l’asthme bronchiale sont divers, allant des allergènes courants tels que le pollen et les acariens aux irritants environnementaux comme la fumée de tabac et la pollution atmosphérique. Certains patients asthmatiques peuvent également être sensibles à l’exercice physique ou au stress émotionnel, ce qui peut déclencher des épisodes aigus de symptômes.

Il est essentiel de noter que la gestion de l’asthme bronchiale implique souvent l’utilisation de médicaments bronchodilatateurs et anti-inflammatoires pour soulager les symptômes et prévenir les crises. Cependant, une prise en charge complète comprend également l’identification et l’évitement des déclencheurs potentiels, ainsi que l’adoption d’un mode de vie sain.

Liste des symptômes
  1. Difficultée à respirer: L’essoufflement est l’un des symptômes les plus courants d’asthme. Un rétrécissement des voies respiratoires provoque cet événement et est provoqué par la tension des muscles autour des voies respiratoires, provoquant des bronchospasmes et une inflammation des voies respiratoires. Le corps crée du mucus pour traiter cette réaction et les poumons deviennent moins efficaces pour transférer l’oxygène aux petits vaisseaux sanguins à la surface des poumons.
  2. Tousser:La toux causée par l’asthme est souvent plus fréquente la nuit et se manifestant généralement par une toux sèche qui n’expulse pas le mucus. Ce symptôme peut perturber le sommeil, laissant les personnes affectées fatiguées le lendemain. Les experts ne sont pas encore parvenus à un consensus sur les causes de l’aggravation de la toux pendant la nuit. Certains pensent que cela pourrait être dû à une exposition accrue aux allergènes, à la position dans laquelle on dort ou à des hormones sécrétées la nuit.
  3. Respiration sifflante: La respiration sifflante se développe fréquemment en même temps que l’essoufflement, la toux et l’oppression thoracique. Les personnes asthmatiques peuvent développer un sifflement audible lorsqu’elles inspirent et expirent. Ce symptôme n’est pas exclusif à l’asthme, toutefois, de nombreuses affections respiratoires peuvent provoquer une respiration sifflante.
  4. Intolérance à la fumée de cigarette: Les personnes asthmatiques peuvent être gravement atteintes par la fumée secondaire. Les produits chimiques contenus dans la fumée de cigarette irritent les poumons et entraînent une constriction des voies respiratoires. Il existe également des preuves médicales que ces produits chimiques peuvent causer des dommages plus durables. Les gaz d’échappement des voitures et les polluants dans l’air peuvent provoquer une irritation similaire.
  5. Sentir le changement de saisons: Certaines personnes développent un asthme induit par le pollen lors de changements saisonniers lorsque le rhume des foins est courant. Le déclencheur, dans ce cas, le pollen de plantes, peut être difficile à éviter, rendant ces attaques plus fréquentes et plus difficiles à prévenir. Lorsque le rhume des foins a déjà irrité les poumons, cela aggrave encore les symptômes.
  6. Serrement dans la poitrine: Une sensation d’oppression dans la poitrine, cette sensation que quelqu’un serre une ceinture autour des côtes ou assis sur sa poitrine, est un symptôme courant de l’asthme. La pression peut être continue ou va-et-vient et peut être assez sévère. Ce symptôme peut également affecter le cou.
  7. Les lèvres ou les doigts deviennent bleus:La couleur des lèvres et des doigts se modifie lorsque le corps est privé d’oxygène. Ce symptôme est le plus facile à identifier chez les personnes ayant la peau claire. Bien que l’asthme puisse expliquer ce signe, de nombreux autres problèmes peuvent aussi provoquer des lèvres et des doigts bleuâtres, notamment de hautes altitudes, une maladie pulmonaire chronique, un caillot de sang, le blocage des artères et une maladie cardiaque. Même si l’asthme en est la cause, le symptôme suggère une crise grave et des soins médicaux immédiats sont indispensables.
  8. Évanouissement: Une crise d’asthme grave peut entraîner une perte de conscience lorsque le flux d’oxygène vers le cerveau est interrompu. Une toux excessive peut aussi placer le système nerveux sous une contrainte soudaine, entraînant une chute rapide de la pression artérielle. Les personnes qui se sentent mal pour quelque raison que ce soit devraient s’asseoir ou se coucher immédiatement pour éviter les blessures si elles perdent connaissance. Les symptômes d’asthme associés à des évanouissements, à des évanouissements proches et à des vertiges nécessitent une évaluation médicale immédiate. Une crise d’asthme grave accompagnée de ces symptômes peut potentiellement entraîner des lésions cérébrales, voire la mort.
  9. Désorientation: Étant donné que l’asthme réduit l’apport en oxygène dans le sang, il peut laisser les personnes confuses et avoir le vertige. Comme de nombreux symptômes de l’asthme, cependant, de nombreux facteurs peuvent être à l’origine de ce symptôme, notamment le diabète et les médicaments sur ordonnance. Toute personne souffrant de vertiges prolongés nécessite des soins médicaux immédiats.
  10. Incapacité à travailler dur: Les complications les plus courantes chez les patients asthmatiques surviennent au début de leur travail et nécessitent un apport constant en oxygène. En cas d’asthme, le patient ne peut pas respirer beaucoup. Pendant les exercices, le corps demande plus d’oxygène et de respiration. Les poumons ne remplissent pas cette fonction et réduisent considérablement l’apport en oxygène. Un patient peut entrer dans un bloc sans pouvoir répondre à un stimulus externe. Au moment de l’exercice, le corps a besoin de plus d’oxygène. Le corps n’est pas en mesure d’obtenir rapidement de l’oxygène, car à une époque où la concentration de CO2 dans les poumons augmentait, le risque de complications s’accroissait avec la saturation en CO2 du corps.
  11. Hypoxie (moins d’oxygène dans le corps): La capacité d’absorption d’oxygène de la personne est réduite.  L’hypoxie est un problème grave, où le manque d’oxygène des organes du corps entraîne un dysfonctionnement des organes. Hypoxie – C’est l’état du corps, dans lequel le niveau d’oxygène est inférieur à la normale. L’hypoxie peut provoquer une crise d’asthme grave.
  12. Fatigue: Le corps produit moins d’énergie en raison de l’insuffisance d’oxygène. Dans l’asthme, notre corps ne le fait pas; recevoir l’oxygène en quantité suffisante. Maintenant, le manque d’énergie provoque la fatigue et peut donc compliquer les choses au quotidien.
  13. Dysfonction pulmonaire: La dysfonction pulmonaire peut compliquer le collapsus pulmonaire, l’infection pulmonaire. Le dysfonctionnement pulmonaire est l’une des principales complications de l’asthme. L’approvisionnement insuffisant en oxygène et l’augmentation du volume de CO2 dans les poumons peuvent perturber le fonctionnement des poumons.
  14. Pneumonie: La pneumonie est rarement trouvée dans l’asthme. Il peut être grave chez les patients asthmatiques chroniques. La pneumonie provoque la formation de pus dans les poumons. En cas de petite respiration, une quantité moindre d’oxygène alimente les cellules, voire la mort. Il augmente plus que les chances de formation de pus dans la région pulmonaire. Cela peut causer beaucoup de complications, comme une insuffisance pulmonaire.

Prévenir l’asthme

La prévention de l’asthme revêt une importance capitale pour améliorer la qualité de vie des individus et réduire l’impact de cette maladie respiratoire chronique. Adopter des mesures préventives peut aider à minimiser l’occurrence des crises et à atténuer la sévérité des symptômes associés à l’asthme bronchiale.

Dans le cadre de la prévention, la première étape cruciale consiste à identifier et à éviter les déclencheurs spécifiques de l’asthme. Ces déclencheurs varient d’une personne à l’autre et peuvent inclure des allergènes tels que le pollen, les acariens, les poils d’animaux, ainsi que des irritants environnementaux comme la fumée de tabac et les polluants atmosphériques. Une sensibilisation accrue à ces facteurs peut permettre aux individus de prendre des mesures proactives pour réduire leur exposition, contribuant ainsi à la prévention des crises asthmatiques.

L’adoption d’un mode de vie sain joue également un rôle clé dans la prévention de l’asthme. Maintenir une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes, et encourager une activité physique régulière contribuent à renforcer le système immunitaire et à favoriser la santé respiratoire. Le maintien d’un poids corporel sain peut également réduire le risque de développer des symptômes d’asthme, car l’obésité est souvent associée à une augmentation de l’inflammation des voies respiratoires.

La gestion du stress émotionnel est un autre aspect important de la prévention de l’asthme. Le stress peut agir comme un déclencheur potentiel des crises asthmatiques, et donc, des techniques de gestion du stress telles que la méditation, la respiration profonde et le yoga peuvent contribuer à maintenir un équilibre émotionnel, réduisant ainsi le risque de déclenchement des symptômes.

  1. Éviter les déclencheurs environnementaux : Certains asthmatiques sont sensibles à des déclencheurs environnementaux tels que la fumée de tabac, les allergènes (acariens, moisissures, poils d’animaux), les polluants atmosphériques, et les produits chimiques irritants. Éviter ou minimiser l’exposition à ces déclencheurs peut contribuer à la prévention de l’asthme.
  2. Maintenir un environnement propre et sain : La réduction des allergènes à l’intérieur de la maison, comme le nettoyage régulier, la gestion de l’humidité, et l’aération adéquate, peut aider à prévenir les exacerbations de l’asthme.
  3. Promouvoir un mode de vie sain : Adopter un mode de vie sain, comprenant une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, et une gestion du stress, peut renforcer le système immunitaire et contribuer à la prévention des maladies respiratoires, y compris l’asthme.
  4. Vaccinations : Les vaccinations contre la grippe et la pneumonie peuvent aider à prévenir les infections respiratoires qui pourraient déclencher des crises d’asthme.

Pompe thoracique ostéopathique

L’utilisation de la technique de la pompe thoracique ostéopathique dans le traitement de l’asthme a été explorée par plusieurs chercheurs au fil du temps. Cette approche ostéopathique se concentre sur l’amélioration de la mobilité thoracique en mettant l’accent sur des manipulations spécifiques de la cage thoracique. Les recherches menées par des praticiens ont jeté la lumière sur l’efficacité potentielle de cette technique dans la gestion des symptômes de l’asthme.

Une des premières références à cette technique remonte à 1959, lorsque Kline a fourni une description concise de l’ostéopathie dans le traitement de l’asthme. Dans son étude, Kline identifiait des dysfonctionnements somatiques au niveau des vertèbres dorsales et des côtes. Il soulignait l’importance d’améliorer la mobilité cervicale et thoracique, tout en mettant en avant l’utilisation de la pompe thoracique comme une composante clé de l’approche ostéopathique.

(Kline JA. An examination of the osteopathic management of bronchial asthma. Yearbook Acad Appl Osteopathy. 1959:27-13.)

La pompe thoracique ostéopathique implique généralement des manipulations spécifiques pour favoriser le mouvement des côtes et de la colonne vertébrale thoracique. L’idée fondamentale est d’optimiser la mécanique respiratoire en améliorant la mobilité des structures thoraciques, ce qui peut avoir un impact positif sur la fonction pulmonaire.

Une étude plus ancienne menée par Wilson en 1925, bien que mal contrôlée, a montré un soulagement temporaire chez 15 patients et une réduction de 50% des crises d’asthme chez 10 patients sur une période prolongée. Cette étude a posé les bases de la recherche ostéopathique dans le domaine de la maladie pulmonaire, explorant la relation entre les manipulations ostéopathiques, y compris la technique de la pompe thoracique, et le soulagement des symptômes asthmatiques.

(Wilson PT. Experimental work in asthma at the Peter Bent Brigham Hospital. JADA. 1925;25:212-214. Wilson PT. Specific technic for asthma. JADA. 1926;25:47. Wilson PT. The osteopathic treatment of asthma. JADA. 1959;45:491-492.)

Plus récemment, des chercheurs ont continué à évaluer l’efficacité de la pompe thoracique ostéopathique dans le contexte de l’asthme. Ces études ont souvent cherché à mesurer les changements objectifs dans la fonction pulmonaire, la fréquence et la gravité des crises d’asthme après des séances de manipulation ostéopathique.

Bien que des résultats prometteurs aient été observés dans certaines études, il est important de noter que la recherche dans ce domaine est encore en cours. Des approches ostéopathiques, y compris la technique de la pompe thoracique, sont souvent considérées comme des thérapies complémentaires et peuvent être intégrées en collaboration avec les traitements médicaux conventionnels.

En conclusion, la pompe thoracique ostéopathique représente une approche spécifique au sein de l’ostéopathie pour traiter les symptômes de l’asthme. Des études historiques et plus récentes ont suggéré que cette technique peut jouer un rôle dans l’amélioration de la mobilité thoracique et potentiellement dans la gestion des crises d’asthme. Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre son efficacité et déterminer comment elle peut être intégrée de manière optimale dans la prise en charge globale de l’asthme.

Conclusion

En conclusion, l’asthme, une condition respiratoire fréquente, impacte la vie de nombreux individus en provoquant des difficultés respiratoires souvent dès l’enfance. Toutefois, des approches holistiques telles que l’ostéopathie ont émergé comme des compléments prometteurs dans la gestion de cette maladie. Les travaux pionniers de Louisa Burns au début du XXe siècle ont jeté les bases de la recherche ostéopathique en mettant en lumière l’efficacité de la manipulation ostéopathique pour atténuer les symptômes chroniques de l’asthme.

Les études subséquentes, telles que celle de Wilson en 1925 et celle de Kline en 1959, ont exploré les relations entre l’ostéopathie et l’asthme, mettant en évidence des dysfonctionnements somatiques spécifiques dans la colonne vertébrale et les côtes. L’introduction de la technique de la pompe thoracique ostéopathique a été un développement significatif, se concentrant sur l’amélioration de la mobilité thoracique pour influencer positivement la fonction pulmonaire.

Bien que la prévalence élevée de l’asthme persiste, les approches non médicamenteuses, en particulier les thérapies holistiques comme l’ostéopathie, offrent des perspectives encourageantes. Cependant, il est essentiel de souligner que la recherche dans ce domaine est encore en cours, et bien que des résultats prometteurs aient été observés, des études plus approfondies sont nécessaires pour consolider les preuves et déterminer l’intégration optimale de l’ostéopathie dans la prise en charge globale de l’asthme.

La prévention demeure un aspect crucial de la gestion de l’asthme, mettant l’accent sur l’évitement des déclencheurs environnementaux, le maintien d’un environnement propre et sain, la promotion d’un mode de vie sain, et la vaccination contre les infections respiratoires. Dans ce contexte, la pompe thoracique ostéopathique se profile comme une approche spécifique au sein de l’ostéopathie, montrant des promesses dans l’amélioration de la mobilité thoracique et potentiellement dans la réduction des symptômes d’asthme.

En définitive, bien que l’ostéopathie offre une perspective intéressante en tant qu’approche complémentaire dans la gestion de l’asthme, elle doit être envisagée comme faisant partie intégrante d’une approche holistique et personnalisée pour chaque patient. Le futur de la recherche et de la pratique médicale continuera d’explorer ces voies afin d’améliorer la qualité de vie des personnes asthmatiques.

Références

  1. Lee J, McDonald C. Review: Immunotherapy improves some symptoms and reduces long-term medication use in mild to moderate asthma. Ann Intern Med. 2018 Aug 21;169(4):JC17. [PubMed]2.
  2. Tesfaye ZT, Gebreselase NT, Horsa BA. Appropriateness of chronic asthma management and medication adherence in patients visiting ambulatory clinic of Gondar University Hospital: a cross-sectional study. World Allergy Organ J. 2018;11(1):18. [PMC free article] [PubMed]3.
  3. Salo PM, Cohn RD, Zeldin DC. Bedroom Allergen Exposure Beyond House Dust Mites. Curr Allergy Asthma Rep. 2018 Aug 20;18(10):52. [PMC free article] [PubMed]4.
  4. Scirica CV, Celedón JC. Genetics of asthma: potential implications for reducing asthma disparities. Chest. 2007 Nov;132(5 Suppl):770S-781S. [PubMed]5.
  5. Piloni D, Tirelli C, Domenica RD, Conio V, Grosso A, Ronzoni V, Antonacci F, Totaro P, Corsico AG. Asthma-like symptoms: is it always a pulmonary issue? Multidiscip Respir Med. 2018;13:21. [PMC free article] [PubMed]6.
  6. Aggarwal B, Mulgirigama A, Berend N. Exercise-induced bronchoconstriction: prevalence, pathophysiology, patient impact, diagnosis and management. NPJ Prim Care Respir Med. 2018 Aug 14;28(1):31. [PMC free article] [PubMed]7.
  7. Yii AC, Soh AZ, Chee CBE, Wang YT, Yuan JM, Koh WP. Asthma, Sinonasal Disease, and the Risk of Active Tuberculosis. J Allergy Clin Immunol Pract. 2019 Feb;7(2):641-648.e1. [PMC free article] [PubMed]8.
  8. D’Amato M, Molino A, Calabrese G, Cecchi L, Annesi-Maesano I, D’Amato G. The impact of cold on the respiratory tract and its consequences to respiratory health. Clin Transl Allergy. 2018;8:20. [PMC free article] [PubMed]9.
  9. Burrows B, Barbee RA, Cline MG, Knudson RJ, Lebowitz MD. Characteristics of asthma among elderly adults in a sample of the general population. Chest. 1991 Oct;100(4):935-42. [PubMed]10.
  10. Martin AJ, Landau LI, Phelan PD. Lung function in young adults who had asthma in childhood. Am Rev Respir Dis. 1980 Oct;122(4):609-16. [PubMed]11.
  11. Southworth T, Kaur M, Hodgson L, Facchinetti F, Villetti G, Civelli M, Singh D. Anti-inflammatory effects of the phosphodiesterase type 4 inhibitor CHF6001 on bronchoalveolar lavage lymphocytes from asthma patients. Cytokine. 2019 Jan;113:68-73. [PubMed]12.
  12. Gosens R, Gross N. The mode of action of anticholinergics in asthma. Eur Respir J. 2018 Oct;52(4) [PMC free article] [PubMed]13.
  13. Almadhoun K, Sharma S. StatPearls [Internet]. StatPearls Publishing; Treasure Island (FL): Apr 28, 2023. Bronchodilators. [PubMed]14.
  14. Jilani TN, Preuss CV, Sharma S. StatPearls [Internet]. StatPearls Publishing; Treasure Island (FL): May 1, 2023. Theophylline. [PubMed]15.
  15. Rajan S, Gogtay NJ, Konwar M, Thatte UM. The global initiative for asthma guidelines (2019): change in the recommendation for the management of mild asthma based on the SYGMA-2 trial – A critical appraisal. Lung India. 2020 Mar-Apr;37(2):169-173. [PMC free article] [PubMed]16.
  16. Sly RM. Changing asthma mortality. Ann Allergy. 1994 Sep;73(3):259-68. [PubMed]17.
  17. Melgarejo González-Conde V, Pérez-Fernández V, Ruiz-Esteban C, Valverde-Molina J. Impact of Self-Efficacy on The Quality of Life of Children With Asthma and Their Caregivers. Arch Bronconeumol (Engl Ed). 2019 Apr;55(4):189-194. [PubMed]18.
  18. Banasiak NC. Implementation of the Asthma Control Test in Primary Care to Improve Patient Outcomes. J Pediatr Health Care. 2018 Nov-Dec;32(6):591-599. [PubMed]19.
  19. Konstantakopoulou O, Kaitelidou D, Economou C, Charalambous G. Barriers in Access to Pharmaceutical Care in Greece: The Case Study of the Out-of-Hospital Management of Patients With Acute Asthma. Front Public Health. 2018;6:199. [PMC free article] [PubMed]