Introduction

La fracture de la hanche chez les personnes âgées constitue une problématique médicale sérieuse, ayant des conséquences significatives sur la santé et la qualité de vie des individus concernés. Souvent déclenchée par une chute, un événement fréquent chez les personnes âgées en raison de la perte de stabilité et de la diminution de la densité osseuse liées au vieillissement, cette fracture revêt une importance particulière en raison de son impact sur la mobilité.

L’articulation de la hanche, essentielle à la marche et à l’équilibre, voit sa fonction altérée lors d’une fracture, entraînant une réduction drastique de l’indépendance. Les personnes âgées affectées peuvent faire l’expérience de douleurs aiguës, d’une incapacité à supporter le poids sur la jambe touchée, et souvent, d’une perte de confiance en leur capacité à se déplacer en toute sécurité.

Le traitement de la fracture de la hanche chez les personnes âgées nécessite généralement une approche multidisciplinaire. Bien que la chirurgie soit souvent incontournable pour stabiliser la fracture, les patients fragiles exigent des précautions particulières. La phase de récupération postopératoire s’avère être un processus prolongé et exigeant, impliquant des soins attentifs, une rééducation physique, et dans de nombreux cas, un soutien psychologique pour surmonter les défis émotionnels liés à la perte temporaire d’indépendance.

La prévention des chutes représente un aspect crucial de la prise en charge des fractures de la hanche chez les personnes âgées. Des mesures telles que l’amélioration de l’éclairage à domicile, l’utilisation de tapis antidérapants, et la participation à des programmes d’exercices visant à renforcer la stabilité et l’équilibre peuvent contribuer à réduire le risque de chutes et, par conséquent, de fractures de la hanche.

Facteurs qui peuvent compromettre l’équilibre et ainsi prédisposer les patients âgés à la fracture de la hanche

Les facteurs qui compromettent l’équilibre chez les personnes âgées peuvent contribuer à augmenter le risque de chutes et, par conséquent, prédisposer ces individus aux fractures de la hanche. Certains de ces facteurs incluent :

  1. Faiblesse musculaire : La diminution de la force musculaire, en particulier des muscles des jambes et du tronc, peut entraîner une diminution de la stabilité et augmenter le risque de chutes.
  2. Diminution de la densité osseuse (ostéoporose) : L’ostéoporose, caractérisée par une diminution de la densité minérale osseuse, rend les os plus fragiles et susceptibles de se fracturer même en cas de chute mineure.
  3. Problèmes de vision : La vision dégradée due à des conditions telles que la cataracte, la dégénérescence maculaire ou d’autres problèmes oculaires peut altérer la perception de l’environnement, augmentant ainsi le risque de chutes.
  4. Troubles de l’équilibre : Certains troubles médicaux, tels que les troubles vestibulaires, les vertiges ou d’autres problèmes neurologiques, peuvent compromettre l’équilibre et la coordination des mouvements.
  5. Effets secondaires des médicaments : Certains médicaments, en particulier ceux qui provoquent une somnolence, des étourdissements ou une faiblesse musculaire, peuvent contribuer à la diminution de l’équilibre.
  6. Déficiences cognitives : Les troubles cognitifs, tels que la démence, peuvent altérer la prise de décision et la perception de l’environnement, augmentant ainsi le risque de chutes.
  7. Problèmes de pieds et chaussures inappropriées : Des problèmes de pieds tels que la neuropathie périphérique, des déformations ou le port de chaussures inappropriées peuvent affecter l’équilibre.
  8. Déficience en vitamine D : La carence en vitamine D peut contribuer à une diminution de la force musculaire et de la densité osseuse, augmentant ainsi le risque de chutes et de fractures.
  9. Sédentarité : Un mode de vie sédentaire peut entraîner une perte de masse musculaire et de flexibilité, affectant l’équilibre et la stabilité.
  10. Environnement physique : Des obstacles dans l’environnement, tels que des tapis glissants, des câbles électriques encombrants ou des marches dangereuses, peuvent augmenter le risque de chutes.
  11. Antécédents de chutes : Les personnes qui ont déjà eu des chutes ont un risque accru de chutes futures.

Épidémiologie

En 1990, l’incidence annuelle des fractures de la hanche, dans le monde, était de 1,3 million, et on prévoit qu’elle atteindra 7 à 21 millions d’ici à 2050[3]. La fréquence des fractures de la hanche double généralement avec chaque décennie au-delà de 50 ans. Aux États-Unis, l’incidence annuelle pour 100 000 habitants se situerait entre 197 et 201 pour les hommes et entre 511 et 553 pour les femmes[4]. L’incidence augmente avec l’âge, et l’âge moyen des patients présentant une fracture de la hanche est de 80 années[2][4]. Un adulte sur trois de 50 ans et plus décède dans les 12 mois suivant une fracture de la hanche. Les adultes plus âgés ont un risque de mourir cinq à huit fois plus élevé dans les trois premiers mois d’une fracture de la hanche. Ce risque accru de décès persiste pendant près de dix ans. La fracture serait alors, pour eux, une sentence de mort. Environ une femme sur sept subira une fracture de la hanche qui peut entraîner une arthroplastie de la hanche (une prothèse est utilisée pour remplacer l’os de la hanche cassé).

Causes de la fracture de la hanche chez les personnes agées

  1. Ostéoporose : L’ostéoporose est une condition caractérisée par la perte de densité osseuse, ce qui rend les os plus fragiles et susceptibles de se fracturer, même avec un impact relativement faible.
  2. Chutes : Les chutes sont la cause la plus fréquente de fractures de la hanche chez les personnes âgées. La diminution de la force musculaire, des problèmes d’équilibre, une vision altérée et d’autres problèmes de santé liés à l’âge augmentent le risque de chute.
  3. Vieillissement des tissus : Avec l’âge, les tissus conjonctifs qui entourent l’articulation de la hanche peuvent perdre de leur élasticité et devenir plus fragiles, augmentant ainsi le risque de fracture.
  4. Maladies chroniques : Certaines conditions médicales telles que l’arthrite, la maladie de Parkinson et d’autres maladies chroniques peuvent affaiblir les os et augmenter le risque de fracture de la hanche.
  5. Médicaments : Certains médicaments, en particulier ceux qui peuvent causer de la somnolence, des étourdissements ou affaiblir les muscles, augmentent le risque de chute et, par conséquent, de fracture de la hanche.
  6. Facteurs génétiques : La génétique peut également jouer un rôle dans la prédisposition à l’ostéoporose et à d’autres conditions qui augmentent le risque de fractures.
  7. Manque d’activité physique : Un mode de vie sédentaire peut entraîner une perte de masse musculaire et d’équilibre, augmentant ainsi le risque de chutes et de fractures.
  8. Déficience nutritionnelle : Un apport insuffisant en calcium et en vitamine D peut affaiblir les os, augmentant ainsi le risque de fractures.

La fracture de la hanche est souvent une conséquence de l’interaction complexe de plusieurs de ces facteurs. Il est important pour les personnes âgées de prendre des mesures pour maintenir leur santé osseuse, renforcer leurs muscles, rester actives et prendre des précautions pour éviter les chutes

Symptômes de la fracture de la hanche chez la personne agée

  1. Douleur : La douleur à la hanche est souvent intense et localisée. La personne peut ressentir une douleur sévère au niveau de la hanche ou de l’aine. Parfois, la douleur peut irradier vers la cuisse, le genou ou la région de l’aine.
  2. Incapacité à supporter du poids : La personne peut avoir du mal à supporter son poids sur la jambe affectée et peut éprouver une douleur intense lorsqu’elle tente de se lever ou de marcher.
  3. Difficulté à bouger la jambe : En raison de la douleur et de l’instabilité, la personne peut avoir du mal à bouger la jambe touchée ou à effectuer des mouvements de l’articulation de la hanche.
  4. Inconfort ou gonflement : La région autour de la hanche peut être enflée, et il peut y avoir une sensibilité ou un inconfort au toucher.
  5. Rotation anormale de la jambe : La jambe affectée peut sembler tourner vers l’extérieur de manière anormale, surtout si la fracture est à la tête du fémur.
  6. Écarts de longueur des jambes : La jambe touchée peut sembler plus courte que l’autre en raison de la déformation résultant de la fracture.
  7. Immobilisation : La personne peut avoir du mal à bouger ou à tourner la jambe touchée et peut préférer rester immobile en raison de la douleur.

*** Les patients âgés souffrant de douleurs à la hanche après une chute doivent être traités comme s’ils avaient une fracture de la hanche jusqu’à la preuve du contraire.***

Classification (Delbet) de la fracture de la hanche

La classification de la fracture de la hanche selon Delbet, proposée au début du 20e siècle par le chirurgien français Pierre Delbet, demeure une référence historique dans le domaine médical. Cette classification ancienne catégorise les fractures de la hanche en quatre types principaux en fonction de la localisation spécifique de la fracture.

Le premier type de fracture identifié par Delbet concerne la région cervicale, qui est la partie du fémur proche de la tête du fémur. Ce type de fracture cervicale peut avoir des implications significatives sur la vascularisation de la tête fémorale, pouvant potentiellement entraîner des complications sévères.

Le deuxième type de fracture se situe au niveau du trochanter majeur, une protubérance osseuse à la base du col fémoral. Les fractures de ce type peuvent influencer la stabilité de l’articulation de la hanche et nécessitent souvent une attention chirurgicale.

La troisième catégorie de fractures, selon Delbet, concerne la zone intertrochantérienne, située entre le trochanter majeur et la partie cervicale du fémur. Ces fractures peuvent présenter des défis particuliers en raison de la proximité avec des structures osseuses et vasculaires essentielles.

Enfin, le quatrième type de fracture selon cette classification se situe au niveau du sous-trochanter, la région située sous le trochanter majeur. Ces fractures peuvent affecter la stabilité mécanique de la hanche et nécessitent souvent une intervention chirurgicale pour restaurer la fonction normale.

Bien que la classification de Delbet ait joué un rôle important dans la compréhension des fractures de la hanche à son époque, il est essentiel de noter que des classifications plus modernes sont aujourd’hui préférées dans le domaine médical. Ces classifications plus récentes tiennent compte de différents facteurs, tels que la nature spécifique de la fracture, le type de déplacement des fragments osseux, et d’autres caractéristiques anatomiques importantes.

En conclusion, bien que la classification de Delbet demeure une référence historique, les avancées médicales ont conduit à l’évolution de méthodes de classification plus précises et adaptées aux besoins actuels. La compréhension de ces classifications, anciennes et modernes, est cruciale pour les professionnels de la santé dans le diagnostic et la gestion des fractures de la hanche, assurant ainsi des interventions appropriées et des résultats optimaux pour les patients.

  1. Type I – Fracture cervicale : Cette catégorie concerne les fractures situées dans la région cervicale du fémur, près de la tête du fémur. Les fractures cervicales peuvent avoir des implications sévères en raison de leur proximité avec la vascularisation de la tête fémorale
  2. Type II – Fracture du trochanter majeur : Les fractures de cette catégorie se produisent au niveau du trochanter majeur, une saillie osseuse à la base du col fémoral. Elles peuvent influencer la stabilité de l’articulation de la hanche.
  3. Type III – Fracture intertrochantérienne : Cette catégorie concerne les fractures situées dans la zone intertrochantérienne, entre le trochanter majeur et la partie cervicale du fémur. Ces fractures peuvent présenter des défis particuliers en raison de leur proximité avec des structures osseuses et vasculaires cruciales.
  4. Type IV – Fracture sous-trochantérienne : Les fractures sous-trochantériennes se situent dans la région sous le trochanter majeur. Elles peuvent affecter la stabilité mécanique de la hanche, nécessitant souvent une intervention chirurgicale pour restaurer la fonction normale.

L’Impact des Fractures de la Hanche sur l’Espérance de Vie

Les fractures de la hanche sont une préoccupation sérieuse, en particulier chez les personnes âgées, car elles signalent souvent le début d’une cascade de problèmes de santé pouvant raccourcir considérablement l’espérance de vie. Ces fractures ne sont pas seulement douloureuses et invalidantes, mais elles peuvent également entraîner une série de complications augmentant le risque de mortalité. Comprendre les raisons de la diminution de l’espérance de vie après une fracture de la hanche est crucial pour les professionnels de la santé, les patients et les aidants.

Les Conséquences Immédiates des Fractures de la Hanche

Lorsqu’une personne subit une fracture de la hanche, la préoccupation immédiate est le traumatisme physique et l’intervention chirurgicale nécessaire pour réparer les dommages. La chirurgie, bien que souvent nécessaire, comporte ses propres risques, surtout chez les patients âgés qui peuvent avoir d’autres conditions de santé sous-jacentes. Le stress de la chirurgie, combiné à l’anesthésie, peut être particulièrement éprouvant pour les systèmes cardiovasculaire et respiratoire des patients âgés. De plus, la période de récupération nécessite une thérapie physique et une rééducation importantes, ce qui peut être difficile pour une personne déjà affaiblie par la fracture et la chirurgie.

Augmentation du Risque de Complications

L’un des facteurs les plus significatifs contribuant à la diminution de l’espérance de vie après une fracture de la hanche est l’augmentation du risque de complications. Ces complications peuvent être immédiates et à long terme :

  1. Infections : Les infections post-chirurgicales, en particulier en milieu hospitalier, peuvent être mortelles. La pneumonie et les infections des voies urinaires sont courantes chez les patients alités, compliquant davantage la récupération.
  2. Thrombose Veineuse Profonde (TVP) : L’immobilité prolongée peut entraîner la formation de caillots sanguins dans les jambes, qui peuvent se déplacer vers les poumons et provoquer une embolie pulmonaire, une condition potentiellement fatale.
  3. Escarres : Également appelées plaies de pression, les escarres peuvent se développer chez les patients immobilisés pendant de longues périodes. Ces plaies peuvent devenir sévèrement infectées et difficiles à traiter.
  4. Strain Cardiovasculaire : Le stress et l’immobilité associés à une fracture de la hanche peuvent exacerber des conditions cardiovasculaires existantes, conduisant à des crises cardiaques ou des accidents vasculaires cérébraux.
  5. Déclin Cognitif : L’hospitalisation et le stress de la chirurgie peuvent entraîner un délire et un déclin cognitif, en particulier chez les adultes plus âgés atteints de démence préexistante ou de déficience cognitive légère.

Conséquences à Long Terme et Changements de Mode de Vie

Les conséquences à long terme d’une fracture de la hanche vont au-delà de la période de récupération initiale. De nombreux patients connaissent une diminution significative de leur capacité à effectuer des activités quotidiennes et ne retrouvent jamais leur niveau d’indépendance antérieur. Cette perte de mobilité et d’indépendance peut entraîner plusieurs effets néfastes :

  1. Réduction de l’Activité Physique : Une mobilité limitée entraîne souvent un mode de vie plus sédentaire, ce qui peut entraîner une détérioration supplémentaire de la santé, notamment l’obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires.
  2. Problèmes de Santé Mentale : La perte d’indépendance et la douleur chronique associées aux fractures de la hanche peuvent contribuer à la dépression et à l’anxiété. L’isolement social, une conséquence courante de la mobilité réduite, peut aggraver ces problèmes de santé mentale.
  3. Augmentation de la Dépendance : De nombreuses personnes qui subissent une fracture de la hanche nécessitent des soins à long terme, que ce soit dans un établissement de réadaptation, une maison de retraite ou à domicile avec des aidants. Cette dépendance accrue peut exercer une pression sur les relations et les ressources financières, ajoutant au fardeau émotionnel et psychologique du patient.

Le Rôle des Conditions Préexistantes

Les conditions préexistantes jouent un rôle significatif dans la diminution de l’espérance de vie après une fracture de la hanche. Les adultes plus âgés sont plus susceptibles d’avoir plusieurs problèmes de santé chroniques, tels que l’ostéoporose, l’arthrite et les maladies cardiovasculaires. L’ostéoporose, en particulier, est un facteur de risque majeur de fractures de la hanche, car elle affaiblit les os et les rend plus susceptibles de se casser. Les patients atteints d’ostéoporose ont souvent d’autres problèmes de santé qui peuvent compliquer la récupération et contribuer à une détérioration de la santé globale.

Complication de la fracture intracapsulaire de la hanche

  1. Nécrose avasculaire de la tête fémorale : Une complication fréquente des fractures intracapsulaires, en particulier celles du col du fémur, est la nécrose avasculaire de la tête fémorale. Cela se produit lorsque l’approvisionnement en sang de la tête fémorale est compromis en raison de la fracture, ce qui peut entraîner la mort des cellules osseuses.
  2. Arthrose : Les fractures intracapsulaires peuvent augmenter le risque de développer de l’arthrose de la hanche, en particulier si la fracture n’est pas correctement traitée et guérit mal.
  3. Non-union ou retard de consolidation : Certaines fractures peuvent avoir du mal à guérir correctement, ce qui peut entraîner une non-union (absence de guérison) ou un retard de consolidation (guérison plus lente que la normale).
  4. Complications vasculaires et nerveuses : En cas de fracture sévère, il existe un risque de lésions vasculaires ou nerveuses associées. Une blessure aux vaisseaux sanguins ou aux nerfs environnants peut avoir des conséquences graves.
  5. Infection : Toute fracture ouverte (perforation de la peau) expose le site de la fracture au risque d’infection. Les infections peuvent retarder la guérison et entraîner d’autres complications.
  6. Problèmes de mobilité et de fonction : Les fractures de la hanche peuvent entraîner des problèmes de mobilité et de fonction, en particulier chez les personnes âgées. La récupération peut être longue, et certaines personnes peuvent rencontrer des difficultés à retrouver leur niveau d’activité antérieur.
  7. Syndrome d’embolie graisseuse : Dans certaines fractures graves de la hanche, il peut y avoir une libération de particules de graisse dans la circulation sanguine, provoquant un syndrome d’embolie graisseuse. Cela peut entraîner des complications pulmonaires et neurologiques.

Diagnostics différentiel de la fracture intracapsulaire de la hanche

  1. Entorse ou déchirure musculaire : Les entorses ou déchirures musculaires autour de la hanche peuvent provoquer une douleur similaire à celle d’une fracture, mais elles n’impliquent pas nécessairement une interruption de la continuité osseuse.
  2. Luxation de la hanche : Une luxation de la hanche peut provoquer une douleur intense et une incapacité à utiliser la jambe, mais elle ne résulte pas nécessairement d’une fracture. Cependant, une luxation de la hanche peut parfois être associée à une fracture ou à des lésions ligamentaires.
  3. Bursite de la hanche : L’inflammation des bourses synoviales autour de la hanche, appelée bursite, peut causer une douleur dans la région de la hanche, mais elle ne provoque pas de fracture.
  4. Arthrose de la hanche : L’arthrose de la hanche peut provoquer une douleur similaire à celle d’une fracture, en particulier chez les personnes âgées. Cependant, l’arthrose est une condition dégénérative des articulations et ne résulte pas d’une fracture aiguë.
  5. Tendinite : L’inflammation des tendons entourant la hanche peut entraîner une douleur locale, mais elle ne représente pas une fracture.
  6. Thrombose veineuse profonde (TVP) : La TVP peut provoquer une douleur et un gonflement dans la jambe, parfois confondus avec des symptômes de fracture. Cependant, la TVP n’implique pas une interruption de l’os.
  7. Fracture d’autres parties du fémur : Il est important de distinguer les fractures intracapsulaires des fractures d’autres parties du fémur, telles que les fractures sous-trochantériennes ou diaphysaires.

Diagnostic et traitement de la fracture intracapsulaire de la hanche

La fracture intracapsulaire de la hanche est une blessure sérieuse qui se produit à l’intérieur de la capsule articulaire de l’articulation de la hanche. Cette capsule entoure l’articulation et contient le liquide synovial, qui lubrifie et nourrit l’articulation. Les fractures intracapsulaires sont généralement classées en deux types principaux : les fractures du col du fémur et les fractures de la tête fémorale.

Diagnostic

  1. Examens d’imagerie : Les radiographies sont souvent utilisées pour diagnostiquer les fractures intracapsulaires de la hanche. Elles permettent d’évaluer la localisation et la gravité de la fracture.
  2. Scanner (tomodensitométrie) : Dans certains cas, un scanner peut être réalisé pour obtenir des images plus détaillées de la fracture et de ses structures environnantes.
  3. Imagerie par résonance magnétique (IRM) : L’IRM peut être utilisée pour évaluer les dommages aux tissus mous autour de la hanche, offrant une perspective plus complète de la blessure.

Traitement

  1. Réduction fermée : Si les fragments osseux conservent une certaine stabilité, une réduction fermée peut être tentée. Cela implique de réaligner les fragments sans recourir à une intervention chirurgicale.
  2. Fixation interne : La plupart des fractures intracapsulaires nécessitent une intervention chirurgicale pour stabiliser les fragments osseux. La fixation interne, telle que la pose de vis ou de broches, est souvent réalisée pour maintenir les os dans une position correcte.
  3. Remplacement de la hanche : Dans les cas graves, en particulier chez les personnes âgées, le remplacement de la hanche (arthroplastie) peut être recommandé. Cela implique le remplacement de la tête fémorale et parfois du col du fémur par des implants artificiels.
  4. Rééducation : Après la chirurgie, la rééducation est cruciale pour restaurer la force musculaire, la mobilité et l’équilibre. Des exercices sont prescrits pour favoriser la récupération et minimiser le risque de complications.
  5. Traitement de la douleur : Des médicaments analgésiques et anti-inflammatoires peuvent être prescrits pour contrôler la douleur et l’inflammation postopératoires.

Le diagnostic rapide et le traitement approprié de la fracture intracapsulaire de la hanche sont essentiels pour minimiser les complications et favoriser une récupération réussie. Le choix du traitement dépend de divers facteurs, notamment la gravité de la fracture, l’âge du patient et son état de santé général.

Facteurs qui contribuent au risque élevé de décès après une fracture du col du fémur

Les fractures du col du fémur chez les personnes âgées peuvent être associées à un risque accru de complications graves, y compris la mortalité. Plusieurs facteurs contribuent à ce risque élevé de décès après une fracture du col du fémur, notamment :

  1. Âge avancé : Les personnes âgées, en particulier celles de plus de 65 ans, ont un risque accru de complications graves après une fracture du col du fémur. L’âge avancé est souvent associé à une fragilité accrue, des problèmes de santé préexistants et une capacité de récupération réduite.
  2. Problèmes de santé sous-jacents : Les personnes âgées qui ont des problèmes de santé préexistants tels que maladies cardiovasculaires, diabète, insuffisance rénale, maladies pulmonaires ou autres affections médicales ont un risque plus élevé de complications et de décès après une fracture du col du fémur.
  3. Retard dans la chirurgie : Un délai important entre la survenue de la fracture et la chirurgie de réparation peut augmenter le risque de complications, y compris d’infections et de problèmes respiratoires, pouvant contribuer à une mortalité accrue.
  4. Complications thromboemboliques : Les personnes ayant subi une fracture du col du fémur sont susceptibles de développer des caillots sanguins, ce qui peut entraîner des complications thromboemboliques telles que l’embolie pulmonaire, une condition potentiellement mortelle.
  5. Infections : Les infections, en particulier les infections des voies respiratoires et urinaires, peuvent survenir après une fracture du col du fémur, augmentant le risque de complications graves.
  6. Syndrome de choc postopératoire : Certains patients peuvent développer un syndrome de choc postopératoire, une réaction grave du corps à la chirurgie, qui peut être associé à un risque accru de décès.
  7. Perte d’autonomie : La fracture du col du fémur peut entraîner une perte d’autonomie significative, rendant les personnes plus vulnérables aux complications médicales et aux infections.
  8. Fragilité osseuse : La fracture du col du fémur chez les personnes âgées est souvent liée à une fragilité osseuse, généralement due à l’ostéoporose. Cette fragilité peut influencer négativement la récupération.

Signes radiographiques de la fracture du col du fémur

Les signes radiographiques d’une fracture du col du fémur peuvent être observés sur des radiographies médicales. Voici quelques-uns des éléments que les radiologues recherchent lorsqu’ils évaluent des radiographies pour une fracture du col du fémur :

  1. Ligne de fracture : La fracture du col du fémur peut être visible sous la forme d’une ligne interrompue ou anormale sur la radiographie. La localisation de cette ligne peut varier, et différentes classifications peuvent être utilisées pour décrire la fracture, comme celle de Garden.
  2. Déplacement : La radiographie permet de déterminer si les fragments osseux sont déplacés ou s’ils restent alignés. Le degré de déplacement influence souvent le traitement recommandé.
  3. Déplacement angulaire : L’angle formé par les fragments osseux peut être évalué pour déterminer s’il y a une rotation ou un déplacement angulaire de la fracture.
  4. Type de fracture : Les fractures du col du fémur peuvent être classées en fonction de leur emplacement et de la direction de la ligne de fracture. Par exemple, une fracture peut être transcervicale, basocervicale, intertrochantérienne, etc.
  5. Signes indirects : En plus des signes directs de fracture, les radiographies peuvent montrer des signes indirects tels que l’épanchement de sang dans l’articulation de la hanche, des signes de nécrose avasculaire, ou d’autres complications associées.
  6. Analyse des structures environnantes : Les radiographies permettent également d’évaluer l’état des structures environnantes, telles que l’articulation de la hanche, les vaisseaux sanguins, et les tissus mous.
Fracture sous-capitale. Autorisation Dr Benoudina Samir, Radiopaedia.org, rID: 47665
Fracture trans capital. Autorisation Dr Benoudina Samir, Radiopaedia.org, rID: 22392
Fracture subtrochanterique de la hanche. Autorisation Assoc Prof Frank Gaillard, Radiopaedia.org, rID: 7952

Références

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  13. Credit in part:Benjamin R. Emmerson; Matthew Varacallo; Dominic Inman.

Quizz

Questionnaire 1

  1. Quelle est la principale cause de la fracture de la hanche chez les personnes âgées?
    • A) Arthrose
    • B) Chutes
    • C) Ostéoporose
    • D) Luxation de la hanche
    • E) Déficience en vitamine D
  2. Quel est l’impact de la fracture de la hanche sur la mobilité des personnes âgées?
    • A) Amélioration de la mobilité
    • B) Aucun impact
    • C) Réduction drastique de l’indépendance
    • D) Augmentation de la force musculaire
    • E) Stabilisation de l’équilibre
  3. Quel facteur contribue à la fragilité osseuse et augmente le risque de fractures?
    • A) Exercice régulier
    • B) Faiblesse musculaire
    • C) Alimentation équilibrée
    • D) Jeunesse
    • E) Hydratation adéquate
  4. Quelle complication est associée aux fractures intracapsulaires, en particulier celles du col du fémur?
    • A) Infection
    • B) Arthrose
    • C) Nécrose avasculaire de la tête fémorale
    • D) Thrombose veineuse profonde
    • E) Déficience cognitive
  5. Quelle est la classification de la fracture de la hanche selon Delbet?
    • A) Type A – Fracture cervicale
    • B) Type B – Fracture trochantérienne
    • C) Type C – Fracture sous-trochantérienne
    • D) Type D – Fracture diaphysaire
    • E) Type E – Fracture épiphysaire
  6. Quel est l’un des symptômes de la fracture de la hanche chez la personne âgée?
    • A) Brûlure à la hanche
    • B) Engourdissement des pieds
    • C) Augmentation de la flexibilité
    • D) Rotation normale de la jambe
    • E) Incapacité à supporter le poids sur la jambe touchée
  7. Quel est l’un des facteurs qui contribuent au risque élevé de décès après une fracture du col du fémur?
    • A) Jeunesse
    • B) Retard dans la chirurgie
    • C) Faiblesse musculaire
    • D) Traitement précoce
    • E) Perte de poids
  8. Quelle est la complication qui peut résulter d’une libération de particules de graisse dans la circulation sanguine après une fracture sévère de la hanche?
    • A) Embolie pulmonaire
    • B) Hypertension artérielle
    • C) Diabète
    • D) Insuffisance rénale
    • E) Déficience visuelle
  9. Quelle est la principale caractéristique radiographique recherchée pour diagnostiquer une fracture du col du fémur?
    • A) Épanchement de sang
    • B) Déplacement angulaire
    • C) Ligne de fracture interrompue
    • D) Signes d’arthrose
    • E) Déficience cognitive
  10. Quel facteur n’est pas mention
    • A) Sédentarité
    • B) Déficience cognitive
    • C) Tapis antidérapants
    • D) Force musculaire élevée
    • E) Vision dégradée
  1. Quelle est la principale cause de la fracture de la hanche chez les personnes âgées?
    • Réponse : C) Ostéoporose
  2. Quel est l’impact de la fracture de la hanche sur la mobilité des personnes âgées?
    • Réponse : C) Réduction drastique de l’indépendance
  3. Quel facteur contribue à la fragilité osseuse et augmente le risque de fractures?
    • Réponse : B) Faiblesse musculaire
  4. Quelle complication est associée aux fractures intracapsulaires, en particulier celles du col du fémur?
    • Réponse : C) Nécrose avasculaire de la tête fémorale
  5. Quelle est la classification de la fracture de la hanche selon Delbet?
    • Réponse : A) Type A – Fracture cervicale
  6. Quel est l’un des symptômes de la fracture de la hanche chez la personne âgée?
    • Réponse : E) Incapacité à supporter le poids sur la jambe touchée
  7. Quel est l’un des facteurs qui contribuent au risque élevé de décès après une fracture du col du fémur?
    • Réponse : B) Retard dans la chirurgie
  8. Quelle est la complication qui peut résulter d’une libération de particules de graisse dans la circulation sanguine après une fracture sévère de la hanche?
    • Réponse : A) Embolie pulmonaire
  9. Quelle est la principale caractéristique radiographique recherchée pour diagnostiquer une fracture du col du fémur?
    • Réponse : C) Ligne de fracture interrompue
  10. Quel facteur n’est pas mentio
    • Réponse : D) Force musculaire élevée

Questionnaire 2

  1. Quel est le synonyme utilisé pour la fracture de la hanche dans le texte?
    • A) Fracture trochantérienne
    • B) Fracture sous-trochantérienne
    • C) Fracture du col du fémur
    • D) Fracture diaphysaire
    • E) Fracture intertrochantérienne
  2. Quel type de fracture se situe en dessous de la région trochantérienne du fémur selon la classification de Delbet?
    • A) Type I – Fracture cervicale
    • B) Type II – Fracture trochantérienne
    • C) Type III – Fracture sous-trochantérienne
    • D) Type IV – Fracture diaphysaire
    • E) Type V – Fracture basocervicale
  3. Quel est l’effet du vieillissement sur les tissus conjonctifs entourant l’articulation de la hanche?
    • A) Augmentation de l’élasticité
    • B) Diminution de la fragilité
    • C) Perte d’élasticité et fragilité accrue
    • D) Renforcement des tissus
    • E) Aucun effet
  4. Quel facteur n’est PAS énuméré comme contribuant au risque élevé de décès après une fracture du col du fémur?
    • A) Âge avancé
    • B) Problèmes de santé sous-jacents
    • C) Chirurgie immédiate
    • D) Complications thromboemboliques
    • E) Perte d’autonomie
  5. Quel est l’un des symptômes de la fracture de la hanche chez la personne âgée mentionné dans le texte?
    • A) Vision floue
    • B) Douleur au coude
    • C) Rotation normale de la jambe
    • D) Inconfort abdominal
    • E) Difficulté à bouger la jambe
  6. Quelle est la meilleure mesure préventive mentionnée pour réduire le risque de fractures de la hanche?
    • A) Consommation accrue de caféine
    • B) Port de chaussures inappropriées
    • C) Programme d’exercices pour renforcer la stabilité
    • D) Diminution de l’éclairage à domicile
    • E) Sédentarité
  7. Quel est l’impact de la fracture de la hanche sur la densité osseuse?
    • A) Augmentation de la densité osseuse
    • B) Aucun impact
    • C) Diminution de la densité osseuse
    • D) Stabilisation de la densité osseuse
    • E) Transformation de la densité osseuse en muscle
  8. Quelle est la fréquence générale des fractures de la hanche chez les personnes âgées aux États-Unis?
    • A) 50 à 100 pour 100 000 habitants
    • B) 197 à 201 pour les hommes, 511 à 553 pour les femmes
    • C) 1,3 million par an
    • D) 7 à 21 millions d’ici 2050
    • E) Une femme sur sept
  9. Quel est l’impact psychologique mentionné dans le texte après une fracture de la hanche chez les personnes âgées?
    • A) Confiance accrue
    • B) Amélioration de l’estime de soi
    • C) Perte de confiance
    • D) Indépendance totale
    • E) Aucun impact psychologique
  10. Quel est le rôle de la vitamine D dans le
    • A) Elle augmente le risque
    • B) Elle diminue le risque
    • C) Aucun impact
    • D) Elle contribue à la croissance osseuse
    • E) Elle provoque la sédentarité

Réponses

  1. C) Fracture du col du fémur
  2. C) Type III – Fracture sous-trochantérienne
  3. C) Perte d’élasticité et fragilité accrue
  4. C) Chirurgie immédiate
  5. E) Difficulté à bouger la jambe
  6. C) Programme d’exercices pour renforcer la stabilité
  7. C) Diminution de la densité osseuse
  8. B) 197 à 201 pour les hommes, 511 à 553 pour les femmes
  9. C) Perte de confiance
  10. B) Elle diminue le risque