Introduction

L’épicondylite interne du coude, également connue sous le nom de tendinopathie du coude médial ou coude du golfeur, est une affection douloureuse caractérisée par l’inflammation ou l’irritation des tendons à l’intérieur du coude. La douleur est localisée du côté interne du coude, à proximité de l’épicondyle médial, l’os situé à l’intérieur du coude. Contrairement à l’épicondylite latérale, également appelée coude du joueur de tennis , qui affecte la partie externe du coude, l’épicondylite interne est moins courante.

Bien que le terme populaire « coude du golfeur » puisse laisser penser que cette condition ne concerne que les golfeurs, il est crucial de comprendre que diverses activités répétitives peuvent déclencher cette affection. Certes, le mouvement de swing au golf est une cause fréquente d’épicondylite médiale, mais d’autres actions répétitives peuvent également contribuer à son développement. Par exemple, des activités telles que le lancer d’objets, la coupe du bois avec une hache, l’utilisation d’une tronçonneuse, et divers types d’outils manuels peuvent également être des facteurs de risque.

Il est essentiel de souligner que toute activité sollicitant les mêmes muscles de l’avant-bras peut potentiellement être un déclencheur de l’épicondylite interne. Les personnes qui pratiquent des sports nécessitant des mouvements répétitifs du coude, comme le tennis, le baseball, ou le badminton, ainsi que celles travaillant dans des secteurs où des gestes répétitifs sont fréquents, comme le jardinage ou la construction, sont susceptibles de développer cette affection.

La douleur associée à l’épicondylite interne peut être gênante et limitante dans la vie quotidienne. Pour traiter cette condition, un plan de rééducation bien structuré est souvent nécessaire. Il peut comprendre des phases telles que le repos initial, le contrôle de la douleur et de l’inflammation, le renforcement musculaire, la mobilité et la flexibilité, des exercices fonctionnels, ainsi que des activités de cardio-training à faible impact.

Il est également crucial d’éviter de précipiter le processus de récupération et de suivre les conseils d’un professionnel de la santé tout au long du processus. La rééducation post-épicondylite interne doit être progressive, personnalisée et adaptée à chaque individu, tenant compte de son niveau de condition physique et de ses activités quotidiennes.

www.scientificanimations.com, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons

Anatomie

L’épicondylite interne engendre une douleur qui prend origine à l’intérieur de la protubérance du coude. Les muscles responsables de la flexion du poignet, situés du côté paume de l’avant-bras, sont directement liés à cette condition, s’attachant fermement à un tendon principal connecté à l’épicondyle médial. Ces tendons fléchisseurs communs se fixent solidement à l’os, formant une structure robuste composée de faisceaux adjacents de collagène. Cette disposition confère une résistance élevée à la traction, permettant aux tendons de supporter des forces considérables exercées sur les deux extrémités du tendon.

Lorsque les muscles se contractent, ils tirent sur une extrémité du tendon, créant ainsi un mouvement osseux. Dans le cas des muscles fléchisseurs du poignet, leur contraction coordonnée est essentielle pour des actions telles que la flexion du poignet, la rotation de l’avant-bras vers le bas, ou la saisie ferme de la main. Ces muscles contractés exercent une traction sur le tendon fléchisseur, générant ainsi des forces qui peuvent s’intensifier, par exemple, lors de la réalisation d’un swing de golf en tenant fermement un club, ou lors de toute autre activité similaire sollicitant ces muscles.

Causes de l’épicondylite interne du coude

L’épicondylite interne du coude, également connue sous le nom de « tennis elbow » ou « épicondylite médiale », est une affection douloureuse qui affecte la partie interne du coude. Contrairement à l’épicondylite externe, qui est plus couramment associée au tennis, l’épicondylite interne est généralement causée par des mouvements répétitifs du poignet et de l’avant-bras, tels que la rotation ou la flexion, qui exercent une pression excessive sur les tendons et les muscles attachés à l’épicondyle médial du coude.

Une cause fréquente de l’épicondylite interne est la pratique répétée de sports ou d’activités qui sollicitent les muscles fléchisseurs du poignet et de l’avant-bras, tels que le golf, le baseball, le tennis ou l’haltérophilie. Ces activités peuvent entraîner des microtraumatismes répétés au niveau des tendons et des muscles de l’épicondyle médial, provoquant ainsi une inflammation et une douleur.

En dehors des activités sportives, certaines professions ou activités professionnelles peuvent également augmenter le risque de développer une épicondylite interne. Les métiers impliquant des mouvements répétitifs du poignet et de l’avant-bras, comme la peinture, la plomberie, le travail informatique ou le jardinage, peuvent entraîner une surutilisation des muscles fléchisseurs du poignet et contribuer au développement de cette condition.

De plus, des facteurs anatomiques ou biomécaniques peuvent prédisposer à l’épicondylite interne. Par exemple, une faiblesse musculaire ou un déséquilibre entre les muscles fléchisseurs et extenseurs du poignet peut augmenter la contrainte exercée sur les tendons et les muscles de l’épicondyle médial, augmentant ainsi le risque de blessure et d’inflammation.

Des erreurs de technique ou des mauvaises postures lors de l’exécution de certaines activités peuvent également contribuer au développement de l’épicondylite interne. Une mauvaise technique de frappe au tennis ou de swing au golf, par exemple, peut entraîner une surutilisation des muscles fléchisseurs du poignet et des tendons attachés à l’épicondyle médial, entraînant ainsi une irritation et une inflammation.

Voici quelques causes courantes de cette affection :

  1. Mouvements répétitifs : La cause la plus fréquente de l’épicondylite interne est l’utilisation excessive et répétée des muscles fléchisseurs du poignet et des doigts. Cela peut survenir dans diverses activités, y compris la pratique du golf, d’où le nom « golf elbow », ainsi que dans d’autres sports et activités nécessitant des mouvements de rotation du poignet.
  2. Sports spécifiques : Certains sports, tels que le tennis, le badminton, le baseball et d’autres sports de raquette ou de lancer, peuvent contribuer au développement de l’épicondylite interne en raison des mouvements répétitifs et des contraintes exercées sur les muscles du coude.
  3. Mauvaise technique : Une technique incorrecte dans la pratique d’activités sportives ou de musculation peut augmenter le stress sur les tendons du coude, favorisant ainsi le développement de la tendinopathie.
  4. Facteurs professionnels : Certains métiers qui impliquent des mouvements répétitifs du poignet et de la main, comme le travail sur ordinateur ou des activités manuelles répétitives, peuvent également contribuer à cette condition.
  5. Âge : L’épicondylite interne peut survenir à tout âge, mais elle est plus fréquente chez les adultes d’âge moyen.
  6. Facteurs anatomiques : Certains individus peuvent avoir une prédisposition anatomique à développer des problèmes au niveau des tendons, ce qui peut augmenter le risque d’épicondylite interne.
  7. Surcharges brutales : Des surcharges brutales ou un effort excessif soudain, même dans des activités non répétitives, peuvent également contribuer au développement de cette condition.

Il est important de noter que la tendinopathie du coude médial peut résulter d’une combinaison de ces facteurs, et la prévention joue un rôle crucial. Des pauses régulières, l’utilisation de techniques correctes, le renforcement musculaire approprié et l’attention aux signes précurseurs de surutilisation peuvent aider à réduire le risque de développer cette affection.

Symptômes de l’épicondylite interne du coude

L’épicondylite interne du coude, également connue sous le nom de « tennis elbow », est une affection douloureuse qui affecte la partie interne du coude. Les symptômes de cette condition peuvent être variés et gênants. Généralement, les personnes atteintes d’épicondylite interne du coude ressentent une douleur vive et persistante au niveau de la face interne du coude, qui peut irradier vers l’avant-bras et même jusqu’au poignet. Cette douleur peut être aggravée par certaines activités, telles que la flexion ou la rotation du poignet, ainsi que par la préhension d’objets lourds.

Outre la douleur, d’autres symptômes peuvent accompagner l’épicondylite interne du coude. Par exemple, une sensation de raideur ou de tension dans le coude peut être présente, limitant ainsi la mobilité de l’articulation. Certains patients signalent également une faiblesse dans leur poignet ou leur main, ce qui peut rendre difficile la réalisation de tâches quotidiennes simples.

En plus des symptômes physiques, l’épicondylite interne du coude peut également avoir un impact sur le bien-être émotionnel et mental des patients. La douleur persistante et la limitation des activités peuvent entraîner une frustration, de l’anxiété et même une dépression chez certaines personnes, surtout si la condition interfère avec leurs activités professionnelles ou de loisirs.

Voici les symptômes courants associés à cette condition :

  1. Douleur à l’intérieur du coude : La douleur est le symptôme principal de l’épicondylite interne. Elle est généralement localisée à la partie interne du coude, près de l’épicondyle médial (la saillie osseuse à l’intérieur du coude).
  2. Douleur lors de la flexion du poignet et de la main : La douleur est souvent exacerbée lors de la flexion du poignet et de la main vers l’intérieur. Les activités telles que la poignée d’objets, la rotation du poignet, ou la pratique de certains sports peuvent déclencher ou aggraver la douleur.
  3. Douleur en serrant la main : La douleur peut être ressentie lors de la poignée d’objets, de la manipulation d’outils, ou même en serrant la main.
  4. Sensibilité à la palpation : La zone près de l’épicondyle médial peut être sensible au toucher. En pressant doucement cette région, la douleur peut être reproduite.
  5. Gonflement localisé : Dans certains cas, il peut y avoir un léger gonflement autour de la zone touchée.
  6. Faiblesse : Certains individus peuvent ressentir une sensation de faiblesse dans le poignet et la main affectés.
  7. Engourdissement ou picotements : Dans certains cas, des sensations anormales comme l’engourdissement ou des picotements peuvent être ressenties le long de l’avant-bras et des doigts.

Il est important de noter que la gravité des symptômes peut varier d’une personne à l’autre. Dans les premiers stades, la douleur peut être légère et ne se manifester qu’avec certaines activités. Cependant, si la condition progresse, la douleur peut devenir plus persistante et affecter davantage les activités quotidiennes.

Pathophysiologie de l’épicondylite interne du coude

Explorons la pathophysiologie de cette affection étape par étape.

Étape 1 : Microtraumatismes Répétitifs

La première étape dans le développement de l’épicondylite interne est souvent associée à des microtraumatismes répétitifs. Ces microtraumatismes surviennent lors d’activités répétitives impliquant la flexion et la rotation du poignet, telles que les mouvements de golf, de tennis ou d’autres activités manuelles intensives.

Étape 2 : Sollicitation Excessive des Tendons

Les mouvements répétitifs sollicitent excessivement les tendons fléchisseurs du poignet, qui sont responsables de la flexion et de la rotation vers le bas du poignet. Ces tendons s’attachent à l’épicondyle médial, l’os situé à l’intérieur du coude. La sollicitation excessive entraîne une tension accrue sur ces tendons, favorisant ainsi le développement de micro-lésions.

Étape 3 : Inflammation et Réponse Immunitaire

Les microtraumatismes répétés et la sollicitation excessive provoquent une inflammation des tendons. En réponse à ces lésions, le système immunitaire déclenche une réaction inflammatoire pour tenter de réparer les dommages. Cela se traduit par la libération de médiateurs inflammatoires, tels que les cytokines, provoquant une rougeur, un gonflement et une douleur.

Étape 4 : Formation de Tissu Cicatriciel

À mesure que la réponse inflammatoire progresse, des processus de cicatrisation ont lieu. Cependant, la guérison peut être perturbée par la poursuite des mouvements répétitifs, entraînant la formation de tissu cicatriciel irrégulier. Ce tissu cicatriciel peut altérer la structure normale des tendons et compromettre leur flexibilité.

Étape 5 : Douleur Chronique et Réduction de la Fonction

À ce stade, la présence de tissu cicatriciel, combinée à une inflammation persistante, contribue à une douleur chronique. La douleur peut s’aggraver avec l’activité et entraîner une réduction de la fonction du coude. Les patients peuvent ressentir une gêne lors de simples mouvements du poignet ou lors de la prise d’objets.

Étape 6 : Risque de Complications à Long Terme

En l’absence de traitement adéquat, l’épicondylite interne peut évoluer vers des complications à long terme, telles que la dégénérescence tendineuse ou la formation de calcifications dans les tendons. Ces complications peuvent entraîner une diminution significative de la qualité de vie et nécessiter des interventions plus invasives.

Ostéopathie pour le traitement de l’épicondylite interne du coude

Voici quelques techniques ostéopathiques qui pourraient être utilisées dans le traitement de l’épicondylite interne du coude :

  1. Manipulation articulaire douce : L’ostéopathe peut appliquer des mouvements de manipulation articulaire douce pour restaurer la mobilité de l’articulation du coude, réduire la tension musculaire et améliorer la circulation sanguine.
  2. Étirements musculaires et fasciaux : Des étirements spécifiques peuvent être réalisés pour relâcher la tension dans les muscles et les fascias entourant le coude. Cela peut aider à améliorer la flexibilité et à réduire la pression sur les tendons.
  3. Mobilisation douce : Des mouvements doux peuvent être utilisés pour mobiliser les tissus environnants, stimuler la circulation sanguine et favoriser la guérison.
  4. Libération myofasciale : Cette technique vise à relâcher les tensions et les restrictions dans les tissus conjonctifs (fascias) qui entourent les muscles et les tendons du coude.
  5. Techniques de relâchement musculaire : L’ostéopathe peut appliquer des pressions douces pour relâcher les tensions musculaires locales.
  6. Travail sur la posture : L’évaluation de la posture du patient peut conduire à des recommandations et à des ajustements visant à réduire les contraintes sur le coude et à prévenir les récidives.

Recommandation pour ceux souffrant de l’épicondylite interne du coude

  • Reposez le bras. Le fait d’utiliser de façon répétée le bras affecté peut retarder la guérison et empirer les symptômes. Arrêtez les mouvements répétitifs jusqu’à ce que la douleur disparaisse. Une fois la douleur est partie, reprendre progressivement les activités.
  • Appliquez de la glace ou une compresse froide pour réduire le gonflement, la douleur et l’inflammation. Enroulez la glace dans une serviette et appliquez la compresse sur votre coude pendant 20 minutes maximum, 3 ou 4 fois par jour.
  • Portez une attelle.

Étirement

rt. Si vous ressentez une douleur intense, arrêtez l’exercice.

  1. Étirement du poignet en extension :
    • Tendez le bras affecté devant vous, la paume vers le bas.
    • Utilisez l’autre main pour appliquer une légère pression vers le bas sur les doigts et le poignet.
    • Maintenez la pression pendant 15 à 30 secondes.
    • Répétez de l’autre côté.
  2. Étirement des fléchisseurs du poignet :
    • Tendez le bras affecté devant vous, la paume vers le haut.
    • Utilisez l’autre main pour tirer doucement les doigts vers le bas.
    • Maintenez la position pendant 15 à 30 secondes.
    • Répétez de l’autre côté.
  3. Étirement de l’avant-bras avec la main opposée :
    • Tendez le bras affecté devant vous, la paume vers le haut.
    • Utilisez l’autre main pour saisir les doigts de la main affectée et tirez-les doucement vers le bas.
    • Maintenez la position pendant 15 à 30 secondes.
    • Répétez de l’autre côté.
  4. Étirement des triceps :
    • Levez le bras affecté au-dessus de la tête.
    • Pliez le coude et laissez la main glisser le long du dos.
    • Utilisez l’autre main pour saisir le coude et appliquer une légère pression.
    • Maintenez la position pendant 15 à 30 secondes.
    • Répétez de l’autre côté.
  5. Étirement des muscles de l’épaule :
    • Tendez le bras affecté devant vous.
    • Utilisez l’autre main pour traverser le bras et appliquer une légère pression vers vous.
    • Maintenez la position pendant 15 à 30 secondes.
    • Répétez de l’autre côté.

Assurez-vous de faire ces exercices de manière douce et contrôlée. Si la douleur persiste ou s’aggrave, consultez un professionnel de la santé pour un avis plus précis et des recommandations personnalisées.

Références

  1. Shiri R, Viikari-Juntura E, Varonen H, Heliövaara M. Prevalence and determinants of lateral and medial epicondylitis: a population study. Am J Epidemiol. 2006 Dec 01;164(11):1065-74. [PubMed]
  2. Plancher KD, Halbrecht J, Lourie GM. Medial and lateral epicondylitis in the athlete. Clin Sports Med. 1996 Apr;15(2):283-305. [PubMed]
  3. Wolf JM, Mountcastle S, Burks R, Sturdivant RX, Owens BD. Epidemiology of lateral and medial epicondylitis in a military population. Mil Med. 2010 May;175(5):336-9. [PubMed]
  4. Descatha A, Leclerc A, Chastang JF, Roquelaure Y., Study Group on Repetitive Work. Medial epicondylitis in occupational settings: prevalence, incidence and associated risk factors. J Occup Environ Med. 2003 Sep;45(9):993-1001. [PMC free article] [PubMed]
  5. Budoff JE, Hicks JM, Ayala G, Kraushaar BS. The reliability of the « Scratch test ». J Hand Surg Eur Vol. 2008 Apr;33(2):166-9. [PubMed]
  6. Polkinghorn BS. A novel method for assessing elbow pain resulting from epicondylitis. J Chiropr Med. 2002 Summer;1(3):117-21. [PMC free article] [PubMed]
  7. Amin NH, Kumar NS, Schickendantz MS. Medial epicondylitis: evaluation and management. J Am Acad Orthop Surg. 2015 Jun;23(6):348-55. [PubMed]
  8. Kane SF, Lynch JH, Taylor JC. Evaluation of elbow pain in adults. Am Fam Physician. 2014 Apr 15;89(8):649-57. [PubMed]
  9. Sims SE, Miller K, Elfar JC, Hammert WC. Non-surgical treatment of lateral epicondylitis: a systematic review of randomized controlled trials. Hand (N Y). 2014 Dec;9(4):419-46. [PMC free article] [PubMed]
  10. Hoogvliet P, Randsdorp MS, Dingemanse R, Koes BW, Huisstede BM. Does effectiveness of exercise therapy and mobilisation techniques offer guidance for the treatment of lateral and medial epicondylitis? A systematic review. Br J Sports Med. 2013 Nov;47(17):1112-9. [PubMed]
  11. Degen RM, Cancienne JM, Camp CL, Altchek DW, Dines JS, Werner BC. Patient-related risk factors for requiring surgical intervention following a failed injection for the treatment of medial and lateral epicondylitis. Phys Sportsmed. 2017 Nov;45(4):433-437. [PubMed]
  12. Vinod AV, Ross G. An effective approach to diagnosis and surgical repair of refractory medial epicondylitis. J Shoulder Elbow Surg. 2015 Aug;24(8):1172-7. [PubMed]
  13. Epicondylitis and corticosteroid injection: fewer cures at one year. Prescrire Int. 2015 Jun;24(161):160-1. [PubMed]