Introduction

Ah, le syndrome fémoro-patellaire, également connu sous le nom de « Genou du coureur » ou « Chondromalacie rotulien » – c’est comme si le genou décidait de se lancer dans une carrière de comédien et voulait son propre nom de scène. « Genou du coureur », sérieusement ? On dirait le titre d’une émission de télé-réalité pour genoux hyperactifs.

Imaginez-vous, la rotule qui se la joue rebelle et décide de faire du hors-piste dans le sillon trochléen. Vous savez, le genre de trajet que même les GPS évitent. « Faisons un petit détour du côté latéral, histoire de pimenter un peu la vie du fémur », semble-t-elle dire. Et là, c’est le drame : frottements, crépitus, et le cartilage qui ramollit comme du beurre au soleil.

C’est un peu comme si la rotule était une star capricieuse exigeant une certaine qualité de tapis rouge pour chaque mouvement de flexion et d’extension. « Je ne m’abaisserai pas si le sol n’est pas parfaitement aligné avec mes attentes élevées », semble-t-elle clamer, provoquant un crépitement sonore digne d’un concert de pop-corn lors d’une séance de cinéma.

Et parlons-en de ce terme « Chondromalacie ». Ça sonne plus comme une maladie rare des macarons qu’une condition du genou, non ? On imagine presque un diagnostic médical suivi d’une prescription secrète de dégustation de macarons à l’ombre d’un vieux château.

Mais revenons à nos genoux. C’est un phénomène courant, surtout chez les femmes. Ah, la fameuse préférence féminine pour l’angle Q plus grand, comme si les femmes étaient des experts en géométrie genouillère. « Bien sûr, monsieur le genou, je vais vous montrer comment faire un angle Q digne de Pythagore. »

On peut presque imaginer des genoux féminins avec une petite pancarte « Attention : angle Q en action ». Comme si les genoux féminins se pavanent fièrement dans une expo d’art moderne, affichant leur angle Q comme la pièce maîtresse d’une collection glamour de parties du corps.

Alors, que faire avec ce syndrome fémoro-patellaire ? Peut-être organiser une intervention façon talk-show où la rotule peut s’exprimer librement sur les pressions exercées par le sillon trochléen. « C’est dur là-bas, dans le sillon, Jerry ! »

En fin de compte, le genou du coureur n’est peut-être pas une star de cinéma, mais c’est certainement une vedette dans le monde médical. Et qui sait, peut-être qu’avec un peu d’humour, cette rotule rebelle pourrait trouver un moyen de se remettre sur le droit chemin, ou du moins, sur le droit sillon trochléen.

Causes

  1. Dysfonctionnement biomécanique : Une mauvaise biomécanique du genou, comme une instabilité, un déséquilibre musculaire ou une mauvaise alignment de la rotule, peut entraîner une pression anormale sur la surface arrière de la rotule, contribuant ainsi au syndrome fémoro-patellaire.
  2. Faiblesse musculaire : Un affaiblissement des muscles entourant le genou, en particulier les muscles du quadriceps et les muscles stabilisateurs de la hanche, peut provoquer un déséquilibre musculaire. Cela peut entraîner un mauvais alignement de la rotule pendant le mouvement.
  3. Surutilisation ou surentraînement : Une activité physique excessive, en particulier des activités impliquant des mouvements répétitifs du genou (comme la course, le saut ou la montée/descente d’escaliers), peut entraîner une surutilisation du genou, augmentant ainsi le risque de développer le syndrome.
  4. Facteurs anatomiques : Certains individus peuvent avoir des facteurs anatomiques prédisposant au syndrome fémoro-patellaire, tels qu’une inclinaison inhabituelle de la rotule, une mauvaise congruence articulaire ou des anomalies dans la structure osseuse du genou.
  5. Problèmes de pied : Les troubles biomécaniques au niveau des pieds, tels que la pronation excessive, peuvent influencer la manière dont les forces sont réparties à travers le genou, contribuant ainsi au syndrome fémoro-patellaire.
  6. Traumatisme : Un traumatisme direct au genou ou une blessure antérieure peut augmenter le risque de développer ce syndrome.
  7. Facteurs génétiques : Certains individus peuvent avoir une prédisposition génétique à développer des anomalies articulaires ou musculaires qui contribuent au syndrome fémoro-patellaire.

Symptômes

  1. Douleur antérieure du genou : La douleur est généralement ressentie à l’avant du genou, autour ou derrière la rotule. Elle peut être diffuse ou localisée.
  2. Douleur aggravée par l’activité : La douleur tend à s’aggraver pendant ou après des activités spécifiques telles que la course, la montée ou la descente d’escaliers, le saut ou toute autre activité mettant une pression importante sur le genou.
  3. Douleur en position assise prolongée : Certains individus peuvent ressentir une augmentation de la douleur après avoir été assis pendant une période prolongée, ce qui est parfois appelé « genou du cinéma ».
  4. Crépitation ou grincement : Certains patients signalent une sensation de grincement ou de crépitation lorsqu’ils plient ou étendent leur genou.
  5. Instabilité ou faiblesse du genou : Certains individus peuvent ressentir une sensation d’instabilité ou de faiblesse du genou, ce qui peut entraîner une difficulté à maintenir une position assise prolongée, à se lever ou à descendre des escaliers.
  6. Sensibilité au toucher : La zone autour de la rotule peut être sensible au toucher.
  7. Gonflement : Dans certains cas, un léger gonflement peut survenir autour de la rotule.

Physiopathologie

La physiopathologie du syndrome fémoro-patellaire implique une combinaison complexe de facteurs anatomiques, biomécaniques et musculaires qui contribuent au développement des symptômes associés à cette condition. Voici une vue d’ensemble des principaux aspects de la physiopathologie du syndrome fémoro-patellaire :

  1. Mauvais alignement de la rotule : Un des éléments clés de la physiopathologie est un mauvais alignement de la rotule par rapport à l’articulation du genou. Cela peut inclure une inclinaison anormale de la rotule ou un déplacement latéral excessif pendant le mouvement du genou.
  2. Instabilité patellaire : Certains individus présentent une instabilité de la rotule, ce qui signifie que la rotule a tendance à se déplacer de manière anormale lors des mouvements du genou. Cela peut être dû à un déséquilibre musculaire ou à une biomécanique déficiente.
  3. Surutilisation et surcharge : Des activités impliquant des mouvements répétitifs du genou, tels que la course, le saut ou la montée et descente d’escaliers, peuvent entraîner une surutilisation et une surcharge de la rotule, contribuant ainsi au développement du syndrome.
  4. Dysfonction musculaire : Un déséquilibre musculaire, en particulier une faiblesse des muscles quadriceps et des muscles stabilisateurs de la hanche, peut influencer la trajectoire de la rotule pendant le mouvement, augmentant ainsi la pression sur la surface arrière de la rotule.
  5. Facteurs anatomiques : Des facteurs anatomiques, tels qu’une inclinaison naturelle de la rotule, une mauvaise congruence articulaire ou d’autres anomalies anatomiques, peuvent jouer un rôle dans la physiopathologie.
  6. Irritation et inflammation : Les mouvements répétitifs et le mauvais alignement peuvent entraîner une irritation de la surface articulaire de la rotule, conduisant à une inflammation et à la sensation de douleur caractéristique du syndrome fémoro-patellaire.

Il est important de noter que la physiopathologie peut varier d’un individu à l’autre, et plusieurs de ces facteurs peuvent interagir de manière complexe.

Classification

  1. Grade 1: un ramollissement du cartilage du genou, également connu sous le nom de chondromalacie légère
  2. Grade 2: une chondromalacie modérée caractérisée par la présence de cartilage mou avec des caractéristiques de surface anormales qui suggèrent une érosion précoce des tissus
  3. Grade 3: amincissement du cartilage et détérioration des tissus actifs
  4. Grade 4: rotule avec chondromalacie sévère caractérisée par une détérioration importante des tissus et de certains os exposés, ce qui augmente le risque de frottement des os les uns contre les autres

Facteurs risques

  1. Mauvaise biomécanique du genou : Une biomécanique défectueuse du genou, telle qu’un mauvais alignement de la rotule ou une instabilité articulaire, peut contribuer au développement du syndrome fémoro-patellaire.
  2. Faiblesse musculaire : Un affaiblissement des muscles autour du genou, en particulier des quadriceps et des muscles stabilisateurs de la hanche, peut entraîner un déséquilibre musculaire, augmentant ainsi le risque de la condition.
  3. Surutilisation : Une activité physique excessive, en particulier des mouvements répétitifs du genou, peut entraîner une surutilisation de la rotule, contribuant au développement du syndrome.
  4. Problèmes anatomiques : Certains individus peuvent avoir des caractéristiques anatomiques qui augmentent le risque, tels qu’une inclinaison anormale de la rotule ou une mauvaise congruence articulaire.
  5. Instabilité patellaire : Une instabilité patellaire, où la rotule a tendance à se déplacer de manière anormale, est un facteur de risque significatif pour le syndrome fémoro-patellaire.
  6. Facteurs génétiques : Certains individus peuvent avoir une prédisposition génétique à développer des anomalies articulaires ou musculaires qui contribuent au syndrome.
  7. Âge et sexe : Le syndrome fémoro-patellaire est plus fréquent chez les adolescents et les jeunes adultes. De plus, les femmes ont tendance à présenter un risque plus élevé que les hommes.
  8. Activités sportives spécifiques : Certaines activités sportives, comme la course, le saut, le basketball ou le volleyball, qui impliquent des mouvements fréquents de flexion et d’extension du genou, peuvent augmenter le risque.
  9. Pieds plats ou pronation excessive : Des problèmes biomécaniques au niveau des pieds, tels que les pieds plats ou une pronation excessive, peuvent influencer le développement du syndrome.

Traitement

  1. Ostéopathie : L’ostéopathie est souvent recommandée pour renforcer les muscles autour du genou, améliorer la flexibilité et corriger les déséquilibres musculaires. Les exercices ciblés peuvent inclure le renforcement des quadriceps, des muscles ischio-jambiers, des muscles fessiers et des muscles du tronc.
  2. Étirements : Des exercices d’étirement peuvent aider à améliorer la flexibilité des muscles entourant le genou, en particulier les muscles ischio-jambiers et les quadriceps.
  3. Orthèses ou semelles orthopédiques : Des orthèses ou des semelles orthopédiques peuvent être prescrites pour corriger les anomalies biomécaniques qui contribuent au syndrome fémoro-patellaire. Elles peuvent aider à redistribuer la pression sur le genou de manière plus équilibrée.
  4. Gestion de la douleur : Des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent être recommandés pour réduire l’inflammation et soulager la douleur. Dans certains cas, des infiltrations de corticostéroïdes peuvent être envisagées pour traiter l’inflammation.
  5. Activité modérée : Il est souvent conseillé de maintenir une activité physique modérée, tout en évitant les activités qui peuvent aggraver les symptômes. Des ajustements dans les activités physiques peuvent être nécessaires.
  6. Changements d’activité : Dans certains cas, des ajustements aux activités quotidiennes ou sportives peuvent être nécessaires pour éviter la surcharge du genou.
  7. Intervention chirurgicale : Dans les cas graves et résistants au traitement conservateur, une intervention chirurgicale peut être envisagée. Les procédures chirurgicales peuvent inclure la libération du tendon du quadriceps, la stabilisation de la rotule, ou la réparation de cartilage endommagé.

Diagnostic du syndrome fémoro-patellaire

Le diagnostic du syndrome fémoro-patellaire (SFP) implique généralement une évaluation approfondie des symptômes, des antécédents médicaux, ainsi que des examens physiques et d’imagerie. Voici les étapes courantes pour diagnostiquer le syndrome fémoro-patellaire :

  1. Entretien médical (anamnèse) : Le médecin commencera par discuter des symptômes que vous ressentez, de leur apparition, de leur fréquence et de toute activité physique ou traumatisme récent. Les antécédents médicaux, y compris les problèmes de genou préexistants, seront également pris en compte.
  2. Examen physique : L’examen physique implique l’observation de la marche, de la posture et de la mobilité du patient. Le médecin examinera également la stabilité, la force musculaire, la souplesse et la sensibilité autour du genou.
  3. Tests spécifiques : Certains tests cliniques peuvent être effectués pour évaluer la présence du syndrome fémoro-patellaire. Cela peut inclure le « test de compression rotulienne », où le médecin applique une pression sur la rotule tout en demandant au patient de fléchir le genou.
  4. Imagerie médicale : Des examens d’imagerie peuvent être recommandés pour confirmer le diagnostic et exclure d’autres problèmes potentiels. Les radiographies, l’IRM (imagerie par résonance magnétique) ou l’échographie peuvent être utilisées pour visualiser les structures internes du genou et évaluer l’état des ligaments, des tendons et du cartilage.
  5. Évaluation biomécanique : Dans certains cas, une évaluation approfondie de la biomécanique du mouvement, y compris la façon dont les muscles fonctionnent ensemble et la manière dont le genou est aligné, peut être réalisée. Cela peut aider à identifier les facteurs contributifs au SFP.
  6. Exclusion d’autres affections : Le médecin peut exclure d’autres problèmes du genou qui pourraient présenter des symptômes similaires, tels que les lésions méniscales, les entorses ligamentaires, ou l’arthrose.

Réhabilitation et exercices recommandés

La réhabilitation du syndrome fémoro-patellaire est généralement axée sur le renforcement musculaire, l’amélioration de la stabilité et la correction des déséquilibres qui contribuent aux symptômes. Voici quelques exercices recommandés pour la réhabilitation du syndrome fémoro-patellaire :

  1. Renforcement des quadriceps :
    • Extension de la jambe assise : Assis sur une chaise avec les jambes tendues, soulevez la jambe à la hauteur du genou en maintenant le genou droit.
    • Extensions de quadriceps : Debout, pliez légèrement le genou et soulevez le pied vers les fesses, en contractant les quadriceps.
  2. Renforcement des ischio-jambiers :
    • Curl ischio-jambier : Allongé sur le ventre, pliez les genoux et soulevez les talons vers les fesses en contractant les ischio-jambiers.
  3. Renforcement des muscles fessiers :
    • Extensions de hanche : À genoux, soulevez une jambe vers l’arrière en gardant le dos droit, en contractant les muscles fessiers.
  4. Renforcement des muscles du tronc :
    • Planches abdominales : En position de planche, maintenez le corps en ligne droite en contractant les muscles abdominaux.
    • Flexions latérales : Debout, penchez-vous latéralement d’un côté en contractant les muscles latéraux du tronc.
  5. Étirements :
    • Étirement des quadriceps : Tenez une cheville derrière vous et amenez le talon vers les fesses en maintenant le genou près de l’autre jambe.
    • Étirement des ischio-jambiers : Assis, tendez une jambe et penchez-vous vers l’avant en atteignant le pied.
  6. Stabilisation de la rotule :
    • VMO (vaste interne de l’oblique) renforcé : Exercices spécifiques pour renforcer le muscle VMO, qui stabilise la rotule.
  7. Travail d’équilibre :
    • Stand sur une jambe : En position debout, soulevez une jambe et maintenez l’équilibre.
  8. Renforcement musculaire global :
    • Entraînement fonctionnel : Intégrez des exercices qui simulent les mouvements spécifiques à vos activités quotidiennes ou sportives.

Traitement

  1. Médicaments :
    • Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : Ces médicaments, tels que l’ibuprofène, peuvent aider à réduire l’inflammation et à soulager la douleur.
    • Relaxants musculaires : Ils peuvent être prescrits pour détendre les muscles tendus du cou.
    • Analgésiques : Des analgésiques peuvent être recommandés pour le soulagement de la douleur.
  2. Ostéopathie :
    • Exercices de renforcement et d’étirement : Un ostéopathe peut recommander des exercices spécifiques pour renforcer les muscles du cou et améliorer la flexibilité.
    • Manipulation vertébrale : Des techniques de manipulation douce peuvent être utilisées par un professionnel de la santé qualifié pour améliorer la mobilité des articulations cervicales.
  3. Thérapie manuelle :
    • Massage : Le massage thérapeutique peut aider à détendre les muscles tendus et à améliorer la circulation sanguine.
    • Manipulation articulaire : Les chiropraticiens ou les ostéopathes peuvent effectuer des ajustements vertébraux pour améliorer la mobilité.
  4. Thérapie par la chaleur ou le froid :
    • Application de glace : En cas d’inflammation, l’application de glace peut aider à réduire l’enflure et à soulager la douleur.
    • Application de chaleur : La chaleur peut être utilisée pour détendre les muscles tendus. Certains préfèrent la chaleur, d’autres la glace, alors expérimentez pour voir ce qui fonctionne le mieux pour vous.
  5. Orthèses cervicales :
    • Collier cervical : Un collier cervical peut être recommandé pour soutenir le cou et réduire la pression sur les vertèbres cervicales.
  6. Médecine complémentaire :
    • Acupuncture : Certains patients trouvent un soulagement de la douleur grâce à l’acupuncture.
    • Suppléments : Des suppléments tels que la glucosamine et la chondroïtine peuvent être recommandés pour soutenir la santé des articulations.
  7. Modification du mode de vie :
    • Ergonomie : Ajuster les postures au travail et à la maison pour éviter une tension excessive sur le cou.
    • Activité physique : Maintenir une activité physique régulière pour renforcer les muscles du cou et maintenir la flexibilité.
    • Gestion du stress : Le stress peut aggraver les symptômes, donc la gestion du stress par des techniques de relaxation peut être bénéfique.
  8. Chirurgie (dans les cas graves et résistants au traitement conservateur) :
    • La chirurgie peut être envisagée dans les cas où d’autres options de traitement n’ont pas été efficaces et où la compression des nerfs cervicaux entraîne des symptômes sévères.

Rôle de la Biomécanique dans le Syndrome Fémoro-Patellaire

La biomécanique joue un rôle crucial dans le syndrome fémoro-patellaire, car elle étudie les mécanismes et les mouvements du corps, en particulier ceux liés à la mécanique des articulations. Dans le cas du syndrome fémoro-patellaire, la biomécanique est souvent utilisée pour comprendre les forces qui agissent sur la rotule et le fémur, ainsi que les mouvements qui peuvent contribuer au développement et à la persistance des symptômes. Voici quelques aspects de la biomécanique liés au syndrome fémoro-patellaire :

  1. Tracking de la Rotule : La biomécanique aide à évaluer comment la rotule suit la trajectoire normale lors des mouvements du genou. Un suivi inadéquat, où la rotule sort de sa trajectoire normale, peut causer des frottements et des contraintes excessives, contribuant au syndrome.
  2. Angle du Quadriceps : L’angle formé par le quadriceps et le tendon rotulien est un aspect important. Un angle anormal peut exercer une pression accrue sur la rotule, contribuant à l’irritation et à la douleur.
  3. Forces sur le Genou : La biomécanique évalue les forces qui traversent le genou pendant les activités. Des forces excessives ou mal réparties peuvent contribuer au stress sur la rotule, aggravant les symptômes.
  4. Mouvements du Genou : L’analyse biomécanique permet d’évaluer les mouvements du genou pendant la marche, la course ou d’autres activités. Certains modèles de mouvement peuvent augmenter le risque de frottements et d’inconfort.
  5. Déficits Musculaires : La biomécanique peut être utilisée pour identifier des déficits musculaires spécifiques, tels que des déséquilibres entre les muscles du quadriceps ou des muscles fessiers, qui peuvent contribuer au syndrome.
  6. Évaluation de la Posture : Une analyse biomécanique de la posture globale peut aider à identifier des déséquilibres qui pourraient influencer la mécanique du genou.
  7. Charges pendant l’Activité Physique : Pour les personnes actives, la biomécanique évalue comment les charges sont distribuées pendant des activités spécifiques, contribuant à la planification d’un programme d’exercices adapté.

Signe radiographie du syndrome fémoro-patellaire

Le syndrome fémoro-patellaire est souvent diagnostiqué cliniquement en se basant sur les symptômes et l’examen physique, mais il peut y avoir des signes radiographiques qui fournissent des informations complémentaires. Cependant, il est important de noter que dans de nombreux cas de syndrome fémoro-patellaire, les radiographies peuvent apparaître normales.

Certains signes radiographiques qui peuvent être observés incluent :

  1. Inclinaison patellaire : Une radiographie latérale du genou peut montrer une inclinaison anormale de la rotule, ce qui peut indiquer un mauvais alignement.
  2. Sillon profond : Un sillon profond (l’indentation naturelle entre les condyles fémoraux) peut être associé au syndrome fémoro-patellaire.
  3. Position de la rotule : L’examen radiographique peut évaluer la position de la rotule par rapport à l’articulation du genou. Des radiographies spécifiques, telles que des clichés axiaux ou inclinés, peuvent être réalisées pour examiner la congruence patello-fémorale.
  4. Érosion du cartilage : Dans les cas plus avancés, des signes d’usure du cartilage articulaire, tels que des érosions ou des changements dégénératifs, peuvent être visibles.
  5. Déplacement patellaire : Une radiographie dynamique, où le genou est plié à différents angles, peut montrer un déplacement anormal de la rotule pendant le mouvement.

Il est important de souligner que ces signes radiographiques ne sont pas spécifiques au syndrome fémoro-patellaire et peuvent également être observés dans d’autres conditions du genou. Par conséquent, le diagnostic repose souvent sur une évaluation clinique approfondie, y compris l’anamnèse, l’examen physique et parfois des examens d’imagerie supplémentaires tels que l’IRM (imagerie par résonance magnétique) pour évaluer les tissus mous.

Arthrite de la rotule: Déplacement patellaire latéralement occasionne une usure prématurée du cartilage

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